Catégorie Vincent Delerm

Blog consacré à...ben, Vincent Delerm

21 août 2007

Des mots de rien...

chamfortlux

Chers Delermiens, ici, il fait très beau...enfin, si on aime la pluie, je me repose et me prépare pour la rentrée. Il semlerait, selon les fans (merci à Marie-Charlotte) et quelques sites internet, que Vincent Delerm soit un peu moins studieux puisque son DVD Live ne sortirait que le 12 Novembre 2007. En attendant, voici une courte video sans énorme intérêt au cours de laquelle vous pourrez cependant admirer Vincent avec, à ses côtés, l'angélique Peter von Poehl.

Pendant ce temps, on chuchotte que la sublime Helena Noguerra aurait lié ses talents de chanteuse avec ceux de notre Vincent, le temps d'un morceau intitulé Les Mots de Rien  qui figurera sur l' album  Fraise Vanille de Madame Katerine en hommage à Rezvani alias Cyrus Bassiak plus connu pour son fameux Tourbillon dans Jules et Jim. Sortie prévue en septembre et tournée dans la foulée.

Pour les admirateurs de la soeur de Lio, dont je fais partie, notons qu'en parallèle, Helena a entrepris la lourde et expérimentale tâche de créer elle-même des chansons ainsi que des vidéos qui seront diffusées sur un site dont là encore, elle sera l'unique administratrice. Sa page Myspace présente déjà certaines de ces compositions pour lesquelles je garderais, dirons-nous, une certaine réserve... Enfin, l'important, c'est d'essayer!

En attendant l'album, voici les paroles du duo "Les mots de rien", morceau autrefois interprété en 1966 par Jeanne Moreau.

L'amour s'exprime avec des mots comme ça
Des mots de tous les jours
Des mots tout gris des petits mots de rien
Des mots de rien du tout

On dit au saut du lit :
"Bonjour, il fait beau, as-tu bien dormi ?"
Ces mots si tendres au tendre écho
Comme un pur reflet dans l'eau

Ces mots de moins que rien
Respirés par toi tissent mille liens
Ces mots de moins que rien du tout
Echangés de nous à nous

Ces mots qui viennent et coulent au fil des jours
Ces mots qui tournent court
Tous ces mots qui ne pèsent pas bien lourd
Pour moi sont lourds d'amour

On se dit à minuit :
"T'as les plis aux yeux dans l'coin quand tu ris
- Quand j'ris, mais oui mais oui chéri
Et toi quand tu me souris"

Ces mots de moins que rien
Respirés par toi tissent mille liens
Ces mots de moins que rien du tout
Echangés de nous à nous

L'amour s'exprime avec des mots tout chauds
Des petits mots bien clos
Des mots petits petits tellement petits
Qu'ils ne riment que pour moi
Qu'ils ne riment que pour toi
Qu'ils ne riment que pour nous

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15 février 2007

J'ai aimé Barbara Carlotti

  Troye011106G_rardMonico  Avant-hier, j’ai réussi à vaincre mon épuisement de fin de trimestre pour monter jusqu’à La Cigale où se produisait Barbara Carlotti, cette chanteuse classieuse d’origine corse qui fait une pop aux accents 60s. Une sorte de Jacques Dutronc au féminin.

    C’est toujours intéressant de faire son entrée dans une salle de concert. On ressent tout de suite l’ambiance : si l’artiste est issu d’une grosse maison de disque ou d’un petit label, s’il connaît une franche réussite populaire ou, plus modeste dans son évolution vers le succès, si son public sera en grande partie composé d’amis et de membres de la famille, de fans assidus ou de bobos avides de nouveautés.

    Mardi, c’était un spectacle très familial. La salle regorgeait de gens qui se connaissaient tous et qui s’interpellaient d’un bout à l’autre de la salle « Eh ! Michel ! T’as vu Audrey ? » « Oui, elle arrive mais elle vient en taxi parce que sa mère a du mal à marcher ! » Pourtant, la salle a fini par se remplir doucement, malgré l’attroupement au stand des invitations qui empêchait l’entrée aux pauvres excentriques qui avaient eu l’idée saugrenue de payer leur place.

    En première partie, cependant, arrive sur scène une fille en robe René Dehry et incontournables bottes cavalières ; guitare sèche, grigri accroché à la sangle, mèche brune qui cache les yeux, jolie voix cassée, des paroles inoubliables telles que « Je meurs et je mords » ou « Qu’importe l’endroit, je suis toujours à l’envers »…véritable proie potentielle pour une imitation par la chanteuse Anaïs ! Cette jeune fille, j’en parle parce que vous en avez sans doute entendu parler : c’est Rose, la fameuse interprète de La Liste dont vous avez certainement vu le clip sur M6 et la pub sur TF1.

    Quel rapport avec Vincent Delerm, me direz-vous ? AUCUN ! En tout cas, s’il y a un rapport, je n’en ai pas eu connaissance. En revanche, Barbara Carlotti, en deuxième partie a eu quelquefois affaire au héros de ce blog :

    Tout a commencé le 21 juin 2006, lors de la Fête de la Musique à la Maroquinerie où se sont réunis divers artistes tels que Cali, -M-, Alexis HK, Jeanne Cherhal, Albin de la Simone, Franck Monnet ainsi que cette chère Barbara. Je connaissais juste sa chanson phare, Cannes, qui, à l’époque, passait en boucle sur radio Néo et pour laquelle je n’avais pas eu de coup de foudre particulier. Ainsi, lors de cette soirée à la Maro, Delerm est arrivé sur scène, une feuille de papier à la main, et a présenté Barbara, sexy à mourir dans sa robe en satin et ses talons aiguilles :

   - L’artiste qui va venir maintenant, c’est une petite nouvelle dans la classe, il va falloir être très gentil avec elle, explique Vincent.

    - Je n’étais pas très bonne à l’école, répond Barbara depuis son tabouret de bar.

    - Je ne vois pas le rapport ! répond le mufle Delerm avant d’entamer un duo sur la chanson Cannes.

    Ce morceau seyait très bien à Vincent, d’ailleurs, je ne sais si c’est à cause du name-dropping en veux-tu en voilà où du rythme un peu lancinant en adéquation avec sa nonchalance dandy dont il sait parfois user.

Sur la croisette, Nicole Croisille
lance un grand rire de pacotille
Que de belles filles !
15 jours à Cannes
Tout est possible !

    Depuis, sans parler de réelle collaboration, les chemins de Barbara et Vincent se sont croisés plusieurs fois, notamment à Troyes, Toulouse (et bientôt à Cannes) où Mademoiselle a fait la première partie de Monsieur. Des spectacles de rêve, en somme. Même si le style de Barbara est logiquement plus féminin, mais aussi plus sensuel, plus onirique, plus Art-déco (je ne peux m’empêcher de penser à des artistes comme Francis Scott Fitzgerald, Françoise Sagan, Cocteau, Mucha ou Tamara de Lempicka…), tous deux ont en commun de savoir cultiver désinvolture et profonde mélancolie, élégance et humour amer, fleurs coupées et coupes de champagne avec ce côté à la fois traînant et drôle, distant mais plein de malice.

    J’ai aimé Barbara Carlotti à la Cigale. J’ai aimé ses courbes charnues dans sa robe noire dont les bretelles glissaient, j’ai aimé son sourire franc, j’ai aimé sa voix chaude aux vibratos montants un peu désuets, j’ai aimé son déhanchement du haut de ses talons aiguilles en astracan, j’ai aimé sa façon de parler faussement hautaine qui avait du mal à se prendre au sérieux, j’ai aimé la reprise délicieuse de la chanson de Fernandel « Le tango Corse », son guitariste somnolant Jean-Pierre Petit, revêtu d’un pyjama et oreiller dans les bras. J’ai surtout aimé ne pas totalement adopter Barbara Carlotti. J’ai aimé demeurer quelque part en retrait face à cette prestation, restant un peu sur ma faim et en me disant que la prochaine fois, ce serait encore mieux.

barbaracarlotti3

Copyrights photo 1:  Gérard Monico (Troyes 11/11/06)    2: site Barbara Carlotti

Pour voir des photos du spectacle à la Cigale, c'est par ici!

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15 janvier 2007

Monsieur Ibrahim

    Vous êtes nombreux à avoir succombé au charme oriental et musical d’Ibrahim Maalouf, trompettiste ibrahimmaalouf3atypique et mondialement reconnu que l’on peut rencontrer au hasard d'un concert de Jeanne Cherhal, d’un spectacle de soutien pour le Liban ou encore d’un CD de cantiques protestants ! Il méritait bien un petit hommage sur ce blog.

    Ce jeune libanais, neveu (d’après le site d’RFI) de l’écrivain Amin Maalouf, est né le 5 novembre 1980 à Beyrouth mais grandira en France. Son père est un trompettiste fameux, Nassim Maalouf, qui a eu la particularité et le génie d’inventer une trompette à quarts de tons, et là, je vous parle de choses qui me sont assez obscures! Cependant, si mon sens de l'observation ne me fait pas défaut, il me semble qu'une trompette "classique" comporte trois pistons alors que celle d'Ibrahim et son père en possède un quatrième. Quoiqu’il en soit, en soirée ou entre amis, vous pourrez toujours frimer en déclarant qu’Ibrahim Maalouf joue avec une trompette à quarts de ton.

    Mais Ibrahim n’est pas seulement créateur du divin frisson d’Evreux ou le sympathique accompagnateur de Jeanne Cherhal sur le morceau Les Photos de Mariage.(1) On ne compte plus les Premiers Prix obtenus tout au long de sa vie de musicien, (Conservatoire National de Région de Musique de Paris, Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Concours International de Trompette Maurice André en 2003…), ni ses participations en soliste dans des orchestres aussi divers que prestigieux dont je vous épargne la liste.

    Pourtant, malgré ces formations jazz et classique très pointues, l'expression musicale, selon lui, prévaut sur la technique. (Facile à dire quand on a une technique irréprochable, vous me direz...) C'est ce qui fait la particularité du jeune homme lorsqu'il joue avec son "band", influencé par la musique de son pays d'origine, que l'on sait davantage basée sur les émotions et l'improvisation.

    Ainsi, Ibrahim n’est jamais vraiment là où on l’attend. Au début des années 2000, il forme le groupe Farah, composé de huit musiciens qui jouent ses compositions de jazz-oriental à Lyon dont le concert a été diffusé à de nombreuses reprises sur Mezzo, chaîne du câble consacrée à la musique classique, jazz et "du monde", que j'avoue zapper le plus souvent, au même titre que la Chaîne Parlementaire ou encore Sports Infos.

     Dernièrement, notre trompettiste s’est attaqué à un style plus contemporain puisqu’il semblerait prendre une direction « musique électronique » tout en gardant ses références arabes, ce qui, j’avoue, me paraît un peu abstrait. Peut-être devrais-je aller le voir, ou plutôt, l’écouter le 12 février 2007, au New Morning, puisque c’est dans cette petite salle de jazz du dixième arrondissement qu’il donnera un concert unique.

    Mais le piano aussi a les faveurs de ce virtuose. Comment oublier sa prestation lors du dernier concert à la Cigale de Vincent Delerm le 9 décembre 2006, lorsque ce dernier a laissé son groupe interpréter une version jazz de Fidèle, Je suis Resté Fidèle de Charles Trenet ? Le jeune libanais sait aussi allier ses deux instruments fétiches lors de ses concerts personnels, ce qui impressionne toujours les amateurs comme les professionnels. 

    Ibrahim Maalouf est un artiste à suivre avec attention, donc. Il aurait été d’ailleurs utile pour se faire, que son site Internet, en friche depuis des mois, voie enfin le jour. Ne désespérons pas. En attendant, les « delermiens » continuerons de voir sa bouille racée et joviale lors des concerts de Vincent et de frissonner au son d’une trompette d'exception.

                                                 cigale011206SML_20D_11154                                                

(1) Vous pouvez retrouver Ibrahim et sa trompette auprès de nombreux artistes tels que : Franck Monnet (Au Grand Jour), Jeanne Cherhal (12 Fois par An), Mathieu Chédid (Qui de Nous Deux), Vincent Delerm (Kensington Square), Thomas Fersen, François Audrain mais aussi Amadou et Mariam, Mamia Chérif, chanteuse de « raï acoustique » (Double Vie) ou encore Las Ondas Marteles (Les Boleros de Lawton) groupe composé entre autres par Sébastien et Nicolas Martel avec des textes du poète cubain Miguel Angel Ruiz.

Photos Copyrights SMdl Le 1er décembre 2006 à la Cigale.

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21 décembre 2006

Visite éclair chez Holden (photos)

   Comme promis voici un lien menant aux différentes photos des artistes présents au concert d'Holden le 19 décembre.

Je vous livre ici les deux clichés du principal intéressé de ce blog et vous laisse apprécier la béatitude son expression...

Cigale20061219_cigale_paris_diving_with_andy_tcheky_karyo_holden_036     holden20061219_cigale_paris_diving_with_andy_tcheky_karyo_holden_035   

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20 décembre 2006

Visite éclair chez Holden

    Comment remplir la salle de la Cigale pour une date quand on est un groupe au succès d’estime ?

    1) distribuez un bon paquet d’invitations aux copains, aux copains des copains, aux familles de tous les artistes présents sur scène (premières parties comprises). 

    2) Organisez deux trois concours Internet du style : « Youpi ! Gagnez des invitations pour le concert exclusif d’Holden à la Cigale ! »

    3) Rajoutez la grosse poignée de fans qui ont payé pour aller voir le spectacle. (Il paraît d’ailleurs qu’Holden cartonne dans certains pays étrangers).

    4) Et pour finir, si vous voulez attirer quelques gogos (dont je fais honteusement partie), annoncez que des invités de renom parsèmeront le concert, en l’occurrence, JP Nataf, Bertrand Belin, Albin de la Simone, Jeanne Cherhal et…Vincent Delerm.

    Je ne sais pas ce qu’il m’a pris le 19 décembre à 18h, de ressortir pour aller voir Holden, de ma part c’était une erreur…enfin, non, pas tant que ça, mais disons que ce qui j’y ai vu ne correspond pas trop aux univers musicaux que j’affectionne.

    Je vais essayer de faire court (mais je vous avertis déjà que je n’y parviendrai pas) pour les deux longues premières parties dont j’ai eu tant de mal à récupérer les noms sur Google: alors que la salle n’était encore qu’à moitié vide (ou à moitié pleine, c’est comme vous voulez), le groupe Diving with Andy  (enfin, je crois que c’est un groupe, à moins que la chanteuse ne s’appelle Diving et son guitariste Andy…hum…) est arrivé sur scène. Mais qu’est-ce qu’elles ont toutes, les nouvelles chanteuses, à faire des gestes bizarres avec leurs mains et à prendre des airs un peu illuminés comme si elles étaient contentes mais qu’elles ne voulaient pas nous dire pourquoi ? Vous vous souvenez de cette émission pour enfants malentendants « Mes mains ont la parole » ? Bref ! Faut arrêter d’essayer d’imiter Björk, les filles ! Du reste, la jeune femme chantait bien, en anglais...façon pop guitares planante américaine entre Catpower et Keren Ann

    La deuxième première partie (vous suivez ?), c’était bel et bien Tcheky Karyo himself ! Enfin, là je fais ma maligne mais hier, je ne savais pas qui c’était. Je devrais aller plus souvent au cinéma. Enfin, je l’ai trouvé un peu particulier lui aussi ; une drôle de façon de bouger des hanches, presque indécente, les fringues de scène piquées à Delerm, une gestuelle là aussi exagérée, et puis des textes inoubliables tels que «Elle glisse sur les colères des foules / Elle est comme une liane qui s’enroule » Ceci étant, sa motivation et son plaisir m’ont tout de même touchée. Il a une jolie voix, d'excellents musiciens, on sent qu’il a bossé et puis surtout il a chanté  Strange Fruit  de Billie Holiday alors rien que pour ça, je dis « Merci »…

    Est arrivée enfin la bande à Holden, nom sans doute emprunté au personnage de J.D Salinger, Holden Caulfield, cet adolescent américain qui, bien des années avant Cali, se demandait où vont les canards, en hiver, quand leur lac est gelé. Très sympathiques, ces gens. Jolie rousse agréable, Armelle Pioline a poursuivi dans le thème du tennis en arborant une magnifique robe noire façon Venus Williams, « au raz des pâquerettes », pourrait-on dire, agrémentée de chaussettes hautes à pois. Et ben ça lui allait bien figurez-vous ! Son compagnon de toujours, Mocke (mais qui en réalité s’appelle Dominique Deprêt aheuuuh frimeuuur !!! ) l’accompagnait à la guitare électrique avec sa gueule à jouer dans la série Sous le soleil, genre: « Regardez comme je suis beau et cool et comme je mets des chemises bariolées ».

    Autant le dire tout de suite, Holden, ce n’est pas ma tasse de thé. Trop de guitare, des textes qui n’ont pas réussi à me toucher et encore, quand j’arrivais à les comprendre. Pas facile quand on n’a pas les albums.   

    « Tes mots comme tes gestes, Tes idées comme le reste Sont un art qui ne me touche pas » dit Armelle dans sa chanson L’Essentiel. Cela résume bien ce que je ressentais hier soir.

    Je me demande d’ailleurs ce qu’est venu faire Vincent dans cette histoire. La chanteuse d’Holden, si je me souviens bien, avait précédemment expliqué dans une interview qu’elle ne se sentait pas du tout proche de la musique de Delerm. Je le soupçonne d’avoir voulu faire plaisir à son ami Albin de la Simone, qui, lui, (dans son costume en velours couleurs fesse de bébé) était comme un poisson dans l’eau auprès de ses copains du groupe.

    JP Nataf, Jeanne Cherhal et Bertrand Belin se sont donc, comme le promettait la pub, succédés au micro pour des duos rapides et sans réel intérêt si ce n'est celui de les apercevoir. Jeanne et Vincent, surtout, ne semblaient pas spécialement à l’aise et n’ont pas réellement brillé de leur présence. Delerm, comme souvent pendant ce genre de prestation, a été plutôt « moyen », arrivé pourtant au moment des rappels, en super guest star de la soirée, comme la cerise (un peu défraîchie) sur le gâteau. N’ayant pas répété la chanson (allez savoir pourquoi) il a ânonné sa partie de « En Septembre » (je crois), les mains dans les poches de son jean presque aussi mou que lui, revêtu d’une chemise à carreaux rouges et blancs froissée (remarquez, il paraît que c’est la mode), perdu dans les éclairages plus que tamisés qui ont empêché toute tentative de photo décente. (Moi et mes problèmes de photos, je devrais faire un blog spécial, je vous jure !)

    En d’autres termes, ceux qui s’arrachent les cheveux devant leur écran on pleurant «J’ai raté ça !!!! », n’ont pas raté grand-chose si ce n’est la chanson finale très sympa où Nataf et Simone se sont joints au groupe.  A moins que vous n’aimiez Holden, parce que là, effectivement, vous avez raté quelque chose !

Guettez cette chronique, il se pourrait que quelques images viennent illustrer mes propos, car il y avait tant de photographes hier soir que j'ai bien cru qu'on était à la Cérémonie des Césars et que Deneuve, Depardieu et Vanessa Paradis allaient arriver avec leur petite statuette dorée.

   

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05 décembre 2006

La petite soeur

   

          d_d_Jeanne                 "I am not Jesus but I have the same initials" (Jarvis Cocker)

   

    Comme Candy et Annie qui ont été adoptées par la gentille Mademoiselle Pony, Jeanne Cherhal et Vincent Delerm ont grandi ensemble dans la maison du bonheur tenue par le gentil Vincent Frèrebeau, gentil directeur du gentil Label Tôt ou Tard.

    Ils ont d’abord suivi la même voie, partageant parfois la même scène comme lors d’une série de concerts à l’Européen en 2001. Ils y faisaient leur première partie respective à tour de rôle, « un coup moi, un coup toi », tant leur succès naissant et leur amitié les liaient. Cependant, même si la fille d’institutrice et le fils de professeur exerçaient tous deux leur art par le système du piano-voix, quelques éléments les différenciaient déjà : elle avait des tresses, il portait la barbe, elle poussait des éclats de voix tel le chant du cygne, il chuchantait, elle contait les aventures de femmes qui se « faisaient titiller la cerise » ou déploraient la fainéantise et l’alcoolisme de leur rejeton, lui préférait les dames mélancoliques des banlieues bourgeoises et les actrices de cinéma distinguées immobiles dans leur cadre.

    Puis, Vincent a été emporté comme par une bourrasque vers un ciel triomphant alors que Jeanne se laissait doucement flotter tel un vent frais, jusqu'à des sommets plus modestes. Alors que Vincent investissait les plus grands music-halls parisiens, applaudi par des Souchon et autres Cali, Jeanne, de Cigale en Bataclan, invitait un certain Jacques Higelin pour fredonner une berceuse insomniaque (Je voudrais dormir) ou son ami Albin de la Simone pour une reprise amoureuse de Franck Sinatra.

    Pourtant, leurs chemins n’ont jamais cessé de se croiser, que ce soit en « ménage à trois » avec Albin de la Simonedelermsciencepo200501 pendant certaines sessions FNAC ou RTL en 2004 ou encore lors du festival de Juan-les-Pins en juillet 2005. Jeanne et Vincent ne ratent jamais une occasion de se retrouver, pour une fête de la Musique à la Maroquinerie ou l’enregistrement d’un album. ( Jeanne et Albin font les chœurs sur Il fait si Beau) Il ont même gardé un « vieil » ami en commun puisque le chroniqueur Bénichou, sans doute spécialisé dans le heavy metal et le rock festif, a déclaré qu’ils étaient tout deux « ennuyeux ».

    Encore aujourd’hui, les passionnés de ce qu’on appelait et qu’on appelle encore parfois La Nouvelle Chanson Française, ont encore en esprit ce lien Cherhal-Delerm même si l’évolution musicale des deux artistes semble peu à peu prendre des directions différentes. Car si Vincent a préféré une pop suédoise fleurie à la batterie caressante, Jeanne a peu à peu adopté un son plus rock, que ce soit aux côtés de son ami fidèle JP Nataf avec qui elle a fondé un groupe de reprises déjantées « Les Red Legs » ou à travers son dernier album L’eau, que l’extra-terrestre jazzy Albin de la Simone lui a réalisé avec amour et dont les rythmes de chansons telles que Je suis Liquide ou La Peau sur les Eaux, permettent à notre chanteuse de s’épanouir pleinement sur scène.

    C’est d’ailleurs sur la scène du Trianon, vendredi dernier, que j’ai remarqué le changement sensible de Jeanne. Lors de la tournée 2004, j’avais été un peu déçue. Peut-être par réaction aux critiques sur ses excès vocaux, elle était devenue une jeune fille presque sage aux cheveux proprement coupés et revêtue de petites robes noires classiques qui s’offrait à nous de manière presque soumise. Son grain de folie semblait s’être envolé avec ses tresses et sans vouloir jouer les Benichou, je l’avais trouvé un petit peu fade. C’est donc vendredi soir que j’ai enfin retrouvé la Jeanne Cherhal que j’aimais, celle qui n’a pas peur de porter des collants verts et des Doc Marteens montantes, celle qui pousse de petits cris, celle qui joue avec des percussions étranges et se gargarise dans le micro avant d’entamer L’Eau, son morceau aux rythmes tribaux, celle qui endosse sa guitare rouge vif, celle qui s’éclate à la basse, celle qui va, qui vient, celle qui rit et fait rire, qui marque le tempo en tapant sur le coffre de son piano ! Et puis surtout, celle qui n’a pas peur d’aborder les thèmes les plus difficiles, voire dérangeants comme l’excision, le problème du voile, les troubles de la nutrition ainsi que la chirurgie esthétique et les petits deux roues !

    Pas de doute, son aventure underground avec JP Nataf et sa collaboration étroite avec Albin de la Simone lui ont enfin permis de retrouver sa confiance, son dynamisme naturel et son originalité. Je suis conquise à nouveau et j’ai hâte de la retrouver un jour aux côtés de son frère de casserole, pourquoi pas le 9 décembre, lors de la dernière de Vincent à la Cigale ?

jeannetrianonh_yoyo

Site officiel de Jeanne Cherhal

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03 décembre 2006

Elle portait des collants verts...

En attendant le portrait croisé de Jeanne Cherhal et Vincent Delerm, je vous propose ce que j'ai pu voir, entre autre, au Trianon, vendredi soir. C'est ici!

Merci à Stoafac.

Posté par Creme à 13:15 - Colla...bobo - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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