Catégorie Vincent Delerm

12 septembre 2007

CLOSED

    J'abandonne ce blog par manque de temps et par lassitude.  La page Vincent Delerm se tourne à présent pour moi. Crème

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21 août 2007

Des mots de rien...

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Chers Delermiens, ici, il fait très beau...enfin, si on aime la pluie, je me repose et me prépare pour la rentrée. Il semlerait, selon les fans (merci à Marie-Charlotte) et quelques sites internet, que Vincent Delerm soit un peu moins studieux puisque son DVD Live ne sortirait que le 12 Novembre 2007. En attendant, voici une courte video sans énorme intérêt au cours de laquelle vous pourrez cependant admirer Vincent avec, à ses côtés, l'angélique Peter von Poehl.

Pendant ce temps, on chuchotte que la sublime Helena Noguerra aurait lié ses talents de chanteuse avec ceux de notre Vincent, le temps d'un morceau intitulé Les Mots de Rien  qui figurera sur l' album  Fraise Vanille de Madame Katerine en hommage à Rezvani alias Cyrus Bassiak plus connu pour son fameux Tourbillon dans Jules et Jim. Sortie prévue en septembre et tournée dans la foulée.

Pour les admirateurs de la soeur de Lio, dont je fais partie, notons qu'en parallèle, Helena a entrepris la lourde et expérimentale tâche de créer elle-même des chansons ainsi que des vidéos qui seront diffusées sur un site dont là encore, elle sera l'unique administratrice. Sa page Myspace présente déjà certaines de ces compositions pour lesquelles je garderais, dirons-nous, une certaine réserve... Enfin, l'important, c'est d'essayer!

En attendant l'album, voici les paroles du duo "Les mots de rien", morceau autrefois interprété en 1966 par Jeanne Moreau.

L'amour s'exprime avec des mots comme ça
Des mots de tous les jours
Des mots tout gris des petits mots de rien
Des mots de rien du tout

On dit au saut du lit :
"Bonjour, il fait beau, as-tu bien dormi ?"
Ces mots si tendres au tendre écho
Comme un pur reflet dans l'eau

Ces mots de moins que rien
Respirés par toi tissent mille liens
Ces mots de moins que rien du tout
Echangés de nous à nous

Ces mots qui viennent et coulent au fil des jours
Ces mots qui tournent court
Tous ces mots qui ne pèsent pas bien lourd
Pour moi sont lourds d'amour

On se dit à minuit :
"T'as les plis aux yeux dans l'coin quand tu ris
- Quand j'ris, mais oui mais oui chéri
Et toi quand tu me souris"

Ces mots de moins que rien
Respirés par toi tissent mille liens
Ces mots de moins que rien du tout
Echangés de nous à nous

L'amour s'exprime avec des mots tout chauds
Des petits mots bien clos
Des mots petits petits tellement petits
Qu'ils ne riment que pour moi
Qu'ils ne riment que pour toi
Qu'ils ne riment que pour nous

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20 juillet 2007

Vincent Simpson

    En attendant le retour de Vincent Delerm, je vous présente Vincent Simpson qui vous tiendra compagnie pendant les vacances d'été! Sortie du film sur la famille américaine complètement crazy, le 25 juillet! Je suis fan!         

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Allez vous amuser ici!

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21 juin 2007

A vos marque...-pages!

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Ben en fait, j'ai profité d'une info trouvée par Marie-Charlotte sur le site de la FNAC  pour vous mettre en ligne cette photo que je trouve vraiment très drôle. Je ne sais pas où il compte aller avec ses chaussures de ville sur la piste détrempée mais il a l'air très motivé. Malgré tout, pour faire sérieux, je me joins à M.C. pour vous informer que les admirateurs de Philippe Delerm auront de la lecture à la rentrée grâce au nouveau livre du papa-à-Vincent: Au Bonheur du Tour. à paraîtres en octobre 2007 aux éditions Prolongations...tout un programme! Personnellement, je n'aime pas le vélo alors, si l'un d'entre vous est d'attaque pour une petite fiche de lecture, il y a peu de chances que je me batte pour la faire.

Bonne soirée et bonne fête de la musique à tous!

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19 juin 2007

Trois Olympias et puis s'en va...

    Après l’extatique période de la Cigale en décembre dernier, j’ai avoué ces dernières semaines, devant vos yeux embués de larmes, ma lassitude de Vincent Delerm et tout ce qui l’entoure. Est-ce une évolution culturelle de ma part ou bien tout simplement une mauvaise passe ? Le mystère reste entier. Cependant, ma passion de l’écriture reste inchangée, et à la suite de milliers de mails de lecteurs aux abois, je me décide à entreprendre le récit tardif du tout dernier concert de Vincent Delerm avant que ce dernier ne nous quitte pour ouvrir quelque parenthèse plus personnelle.

Cela se passait à l’Olympia, le 1er juin 2007.

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    J’éviterai de me livrer encore et en corps à un récit fleuve décrivant les moindres détails de ce spectacle que nombre d’entre vous connaissent presque par cœur...et c’est loin de s’arranger avec le DVD qui s’annonce… Je vous dispenserai des charades sympathiques mais peu intéressantes d’un point de vue créatif ainsi que de l’anecdote de début de concert avec l’histoire du pain de mie qui remonte parce que le toaster n’est pas branché !

    Je me contenterai de mettre en exergue les moments nouveaux du spectacle et de vous faire part de mes sentiments après ce sixième concert de Vincent en moins de neuf mois !  (Que faites-vous dans la vie, Crème ? Heu…je travaille, je mange, je dors et je vais voir des concerts de Vincent Delerm. C’est tout !) Pas étonnant que je commence à être un peu écoeurée !

    Ecoeurée, pas vraiment en fait, mais plutôt indifférente par moment, un peu insensible à tout ce bonheur qui semblait animer ce music hall que l’on dit mythique. Il est vrai que l’Olympia n’a pas la chaleur douillette et familiale d’une Cigale ou d’un Européen et que son personnel, dont parfois la rigidité n’a d’égal que la condescendance, n’a pas arrangé les choses. A mon humeur morose, est venue s’ajouter la tête sympathique mais envahissante d’un grand gaillard bien bâti, venue se placer juste dans mon champ de vision. (M., je te dédie cette chanson : Comme un géant, Comme un géant…) C’était bien la peine de se ruer sur les meilleures places orchestre dès l’ouverture des réservations ! Je lorgnais d’un œil envieux les places merveilleuses de la famille Delerm qui s’ébattait joyeusement en mezzanine aux côtés d’un Michel Delpech bonhomme qui songeait sans doute à un éventuel nouvel album de duos…

Bon, voilà, ça c’était pour la partie aigrie de mon compte rendu.

Pour vous donner une idée générale, voici la setlist de cette soirée, habile mélange entre celle de Vindel et celle de Maia que je remercie pour leur mémoire ou leur faculté à prendre des notes sur leurs genoux et dans le noir.

Les piqûres d'araignées   
J't' ai même pas dit
Sous les avalanches
L'appartement

Et pendant tout ce temps

Les marmots
Voici la ville

4ème de couverture
Marine
Catégorie Bukowski par I. Jacob
Cosmopolitan

Sépia plein les doigts
Fanny Ardant et moi
Le baiser Modiano

Tes parents
Les filles de 1976
Félicie par Rochefort
Le monologue shakespearien
Il fait si beau
Deux soirs sur trois
Siffler sur la colline (Joe Dassin)
Les jambes de Steffi Graf
Chatenay-Malabry
Les piqûres d'araignée
Kensington Square
Déja toi

    En parcourant cette liste, nous remarquons que depuis la Cigale, certains morceaux ont disparu pour laisser place à d’autres. Ces changements m’ont paru plutôt positifs puisqu’ils ouvrent le champ à certaines nouveautés.

    Contre toute attente, la chanson qui vient remplacer Ambroise Paré après les incontournables Avalanches n’est autre que L’Appartement, petit joyau vieillot que l’on peut entendre sur le DVD  Un Soir Boulevard Voltaire et qui a dû ravir tous ceux, dont je fais partie, qui sont nostalgiques de cette époque où les journalistes écrivaient « Delerme » et pensaient que ce fils à papa sans énergie chantait comme Brigitte Bardot et ne pouvait plaire qu’à des trentenaires parisiens lecteurs de Télérama et suicidaires de préférence. Maintenant, la question que l’on pourrait se poser serait : mais pourquoi a-t-il choisi l’Appartement ?

    Autre chanson lente, une inédite cette fois, dont le titre officieux serait Et pendant tout ce temps, est une ballade « mélanpolitique », sorte de cri du coeur déçu face à l’élection du nouveau Président de la République… Pour les paroles et autres explications, rendez-vous sur "Deux zinédites et Puis s’en Va", article datant du 18 juin sur ce blog. Conséquence de cette nouveauté, la disparition de Dans la mesure où il pleut, précieusement mise de côté pour être sans doute redécouverte avec plus d’enthousiasme sur DVD…

    Quelques morceaux plus tard (je vous fais grâce des 4ème de couv, Marine, et autres Marmots d’actualité), le revival delermien fait une nouvelle fois surface avec l’arrivée quasi féerique de la douce et incontournable Irène Jacob (faire des duos aux concerts de Vincent Delerm semble être devenu son second métier), délicieusement revêtue d’une little sophisticated black dress et qui interprète seule comme une grande, la courte mais désormais culte Catégorie Bukowski, titre qui par ailleurs a inspiré le nom d’un célèbre blog consacré à Vincent Delerm. Après avoir déclaré cette indéniable vérité jamais respectée pourtant, que « c’est vraiment trop naze de mettre les gens dans des cases », la demoiselle ne s’arrête pas en si bon chemin et rejoint son bébé Pygmalion sur les ailes du grand piano noir pour un Cosmopolitan « comme autrefois »…

    Autrefois. C’est justement au tour de Sépia plein les doigts. Je somnole alors que défilent des annonces éducatives du temps jadis. Fanny Ardant me lance un seau de fraîcheur pour me réveiller, mais cela me donne soif, et je profite du rébarbatif Baiser Modiano pour me glisser à tâtons jusqu’au bar de l’Olympia. Là, grosse déception, le bar est fermé et je ne pense pas que Vincent Frèrebeau en pourparlers dans le hall désert puisse quelque chose à ma déshydratation. Je repars bredouille et la gorge sèche dans la semi obscurité et les applaudissements post-Modiano. J’escalade à nouveau jambes, parapluies et sacs à main alors que débute le diaporama Tes parents au cours duquel le public n’a pas spécialement brillé, il faut bien l’avouer.

    Passons rapidement sur Les Filles de 1976 ont 30 ans, au cours de laquelle nous apprenons avec l’intense émotion que vous imaginez que la célèbre Mathilde Lerute est secrètement dans la salle. Je n’ai pas eu le temps de l’apercevoir, malheureusement…je ne sais pas si je vais m’en remettre.  olympia2007vindel

     Mais faisons place à un phénomène, un acteur comme on les aime en France, un comédien à la fois classe et drôle, sachant porter son grand âge avec une sorte de distinction qui force l’admiration : j’ai nommé Jean Rochefort qui est devenu le grand copain à Dédé depuis qu’ils ont joué ensemble au ballon sur les plages artificielles d’un clip vidéo. Pas d’étreinte langoureuse cependant entre le comédien et le chanteur ; le célèbre présentateur de Winnie l’Ourson déboule sur scène ; les flashs crépitent, la foule en délire se lève. Rochefort entame seul et contre tous, accompagné au piano par Vincent, une truculente reprise de Félicie de Fernandel au cours de la quelle l’acteur d’Un Eléphant ça Trompe Enormément met tout son talent et toute son énergie pour faire de ce moment le clou du spectacle. Après un petit cafouillage évité de justesse sur « sous l’armoire y’avait une cale », Rochefort achève sa prestation sous les « hourras » et retourne dans les coulisses comme un boulet de canon, laissant un Vincent un peu hébété au clavier.

    Après un Monologue Shakespearien et un Il Fait Si Beau de folie, voici un nouvel évènement en exclusivité mondiale : une petite chanson jazzy sur la tournée des Piqûres qui prend fin et que nous appellerons Deux Soirs sur Trois et dont vous trouverez paroles, commentaires et vidéos dans "Deux zinédites et puis s’en va". Exit, de ce fait, Natation Synchronisée. Fallait-il alors se réjouir de l’émotion inédite de Deux Soirs sur Trois ou bien regretter l’absence de nos hilarants mexicains synchronisés ? Deux écoles s’affrontent; je vous laisse choisir la vôtre.

    S’ensuit alors une longue, très longue série de rappels. Vous connaissez ma position sur ce point. Siffler sur la Colline déchaîne les foules. L’Olympia frise la transe. J’ai le souvenir d’une version un peu brouillon et trop rapide de cette reprise de Joe Dassin. Il faudrait que je l’écoute à nouveau car entre les claquements de mains frénétiques et le chant exalté de mes deux milles voisins, je dois avouer un souvenir plutôt imprécis de ce moment pourtant fort sympathique. Les copains des soirées précédentes ont eu droit à Souffrir par Toi n’est Pas Souffrir (reprise de Julien Clerc), mais je doute des pouvoirs festifs de ce morceau.

    En ce qui me concerne, si j’étais Vincent Delerm, si j’étais chanteur, si je faisais l’Olympia et si ma tante était un homme, j’aurais mis fin au concert dès le feu d’artifice intimiste des Jambes de Steffi Graf. Et bien non. Dernière de la tournée oblige, Vincent Delerm se devait de nous gâter. Des rappels à la pelle. Châtenay-Malabry, tout d’abord, avec laquelle il espérait sans doute nous bercer puis, devant notre acharnement, les Piqûres d’Araignée avant laquelle Vincent prend la peine de nous expliquer que c’est le seul morceau que ses musiciens et lui jouent deux fois en répétitions, au début et à la fin, puisque c’est la première chanson du spectacle. La boucle serait donc bouclée et nous allions tous regagner nos pénates le cœur léger mais plein d’adieux !

    C’était bien mal connaître la ténacité dont certains delermiens peuvent être capables. Alors que, toutes lumières allumées et rideau tiré, nous enfilons nos vestes et nous dirigeons en processions recueillies vers nos portes de sortie respectives, deux excentriques perchés en mezzanine continuent imperturbablement à taper des mains. « Y’en a toujours qui ont besoin de se faire remarquer… », oui, je vous l’ai dit dès le début de cet article, j’était d’humeur grognon ce soir-là. Après de longues minutes d’acharnement, une troisième personne, de l’autre côté de la salle, rejoint les deux joyeux hurluberlus, puis une quatrième, une cinquième…le grand rideau rouge se met à trembler et finit par s’ouvrir. Delerm rayonne, détendu et visiblement heureux de ce moment imprévu. On récupère les musicos disséminés en coulisses et vas-y que nous voilà repartis pour une ballade à Kensington Square. Un attroupement se crée au bord de la scène ; on rallume la fonction vidéo des téléphones portables ; quelques personnes âgées un peu perdues ne savent plus si elles doivent rester ou partir.

    J’ai quitté les lieux au moment où les premières notes de Déjà Toi retentissaient dans une salle de l’Olympia ressemblant soudain à un amphithéâtre de fac pendant une réunion syndicale.

    Un peu laborieuse cette séparation avec Vincent Delerm. Mais étrangement, il commence déjà à me manquer…

*

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*

D'autres liens sur les concerts 2007 de Vincent à l'Olympia:

Les photos qui illustrent cet articles ont été (honteusement) empruntées à Alexandra (photo 1) qui fait un compte rendu sur le concert du 30 mai ICI, à Vindel (photo 2) et à TheOlive31.

Je vous invite, si ce n'est déjà fait, à aller lire le compte rendu de Maia qui a créé un blog très intéressant et très bien rédigé sur son métier de CPE mais qui fait aussi la place belle à sa passion pour la musique.

Des vidéos comme s'il en pleuvait grâce à LeOlive31 et grâce à Vindel sur Dailymotion. (au fait, existe-t-il un système pour télécharger ces vidéos? Cela me plairait de pouvoir les garder sur un DVD).

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18 juin 2007

Deux zinédites et puis s'en va...

    Aucun concert de Vincent Delerm n'est identique, que ce soit par la variété des anecdotes ou par la multitude d'invités prestigieux qui s'y succèdent et peuvent faire regretter parfois de ne pas avoir assisté à tous les spectacles parce qu'on a loupé celui avec Souchon ou Bénabar et que l'on a seulement vu celui avec George Moustaki et Renaud! C'est un fait, Vincent Delerm est l'ami des stars! Pourtant, les stars, sur ce blog, sont avant tout les inédites dont Vincent nous gratifie ça et là, et que les delermaniaques que nous sommes guettons comme les druides guettent le passage du Concorde et des oies sauvages. Deux inédites, donc, pour ces trois concerts à l'Olympia (j'écris plus longuement sur celui du 1er juin ici.). La première, Et Pendant Tout ce Temps, évoque le début d'une époque avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République tandis que la seconde, Deux Soirs sur Trois, clos une période de tournée riche en évènements.

                                                           delerm8wET PENDANT TOUT CE TEMPSsarkodelerm

*

   Commençons tout d’abord par la chanson post élections présidentielles où la levée de boucliers massive de La Nouvelle Scène Française n'a pu venir à bout du triomphe Sarkozien. Vincent Delerm est déçu, tellement déçu de voir celui-dont-il-ne-veut-pas-citer-le-nom à l’Elysée qu’il enfourche son piano pour concocter une balade qu’il chantera à l’Olympia, quelques semaines après les sinistres résultats. Une musique à la mélodie superbe et triste à mourir, qui ferait passer Châtenay-Malabry pour une chanson à boire, un texte typiquement delermien, simple, écrit à grand renfort de noms de lieux Nord Parisiens, de stations balnéaires et de cinéastes d’art et d’essai. Comme à son habitude, Delerm ne se risque pas à débattre sur le fond et préfère les non-dits plus subtils mais non moins explicites. Souvenons-nous de qu’il disait dans Le Nouvel Observateur le 21 septembre 2006 :« Je pense que nous, artistes de gauche, sommes trop enclins à nous attrister face au pouvoir de l’UMP. Plutôt que de se laisser aller à la facilité de faire rimer « Sarko » avec « facho », je propose de prendre de la hauteur pour arriver à rire de ce problème. » A défaut de rire de ce « problème » comme il l’a fait dans  Il Fait Si Beau, Vincent, ici, se contente de décrire des moments de bonheur simples de la vie quotidienne comme se promener dans Paris ou voir un film de Jacques Tati mais qui sembleront être hantés, en parallèle, par le spectre de ce pouvoir politique tant redouté. Malgré tout, quelques références plus directes aux principaux points de discorde qui ont enflammé la campagne présidentielle viennent s’ajouter discrètement au texte, comme « la liquidation de mai 68 » et « la France qui se lève tôt ». Les « gens qui se lèvent tard », quant à eux, applaudiront avec enthousiasme et verseront une larme  nostalgique sur un bonheur désormais sali pour toujours ou pour cinq ans, tandis que l’autre partie du public feindra un sourire un peu jaune en se demandant s’il était vraiment nécessaire que Vincent Delerm use de ce talent qui lui est si personnel pour parler ainsi de choses qui divisent.

Des femmes regarderont

Dans l’square d’Anvers

Des toboggans vernis

Des tourniquets sans fin

Des hommes perdront leur temps

Les yeux en l’air

Au fond d’une librairie

Un peu comme ça pour rien

Et pendant tout ce temps

Ce s’ra lui le président

Et pendant tout ce temps

Des cousines parleront

Dans le Finistère

En juillet, à minuit, de leur année qui vient

Une fille et un garçon

A Berck sur Mer

Essuieront leurs yeux sur un générique de fin

Et pendant tout ce temps (3 fois)

Un monsieur repens’ra

Un soir d’hiver

Quarante ans en arrière

A deux ou trois slogans

Fin des années 60

Fac de Nanterre

Tu vois on n’s’était pas trompé énormément

Et pendant tout ce temps  (2 fois)

Nous marcherons la nuit

Filles du Calvaire

Traversant Paris juste pour la revoir

Nous aim’rons Jacques Tati

Eric Rohmer

Et nous ferons partie d’une France qui se lève tard.

Et pendant tout ce temps…

  (Je remercie TheOlive31 qui m’a permis de retranscrire les paroles de ce morceau dont la video est ici. Si vous remarquez une erreur dans les paroles, faites-moi signe.)

*

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*

DEUX SOIRS SUR TROIS

    La deuxième inédite avait été étrennée quelques dates auparavant. Au même titre que Claude François qui chantait « Huit jours sur la route et moi je rentre à la maison ce soir », Souchon fredonnant « Samedi tu fais guignol Dans un Théâtre provincial Où y’a les belles jeunes filles Qui trouvent le chanteur pas mal »   ou bien encore Chantal Goya concluant ses comédies musicales par « Au revoir, Il faut chanter ensemble, Au Revoir Avant de s’en Aller car ce Soir ce Chant qui nous Rassemble c’est l’Espoir que l’on Va se Revoir » (je reprends ma respiration virtuelle et vous laisse en même temps vous remettre du choc de voir ainsi Chantal Goya citée à brûle-pourpoint au milieu de ce blog dédié à Vincent Delerm…), Vincent s’atèle à son tour à la chanson sur l’artiste qui fait des tournées mais qui est avant un être humain qui aime aussi rentrer chez lui pour regarder la télé. Idée un peu kitsch penseront certains mais non dénuée d’émotion car même moi qui ne suis pourtant pas du genre à trouver des larmichettes là où il n’y en a pas, j’ai cru déceler une voix légèrement étranglée alors que Vincent nous faisait partager en chanson et entouré de ses musiciens, les secrets de sa tournée aujourd’hui achevée. (allez vérifier … et merci à Vindel une fois de plus.)

    Si je devais mettre une note à cette chanson (période de bac oblige), je crois que je donnerais 12/20. Pas plus. Je ne pense pas que Vincent ait essayé d'écrire le morceau de l'année, de toute façon.  J’aime toujours autant le côté jazzy qui habille le texte mais il me fait tout de même étrangement penser à « J’t’ai Même pas Dit ». Les paroles, gentiment tendres, ne parviennent cependant pas à se détacher des traditionnelles apparitions de noms propres en tout genre où, ici, se mêlent avec bonheur  Louis Aragon, Michelle Torr, Liane Folly, Bounty et autres villes comme Nancy, Lyon ou Carcassonne qui ne sont parfois là que pour la rime. Un peu étonnant pour quelqu’un qui disait avoir laissé le « name dropping » aux oubliettes. Allez, promis, il commence demain ! Je donnerais cependant un bonus pour l’originalité de l’initiative. J’ai trouvé très divertissant de remercier ainsi, en chanson, musiciens, techniciens et filles dans la piscine, dont une grande partie du public n’arrive généralement même pas à entendre les noms. Je remarque cependant que Vincent a remercié tout le monde sauf le public…je sais, je sais, je chipote…mais je retire mon bonus quand même, tiens !

   

On a trouvé un job assez sympa

Faire les malins sur scène deux soirs sur trois

Changer tout l’temps de chambre

Depuis fin septembre

Franchement on maîtrise à peu près à fond

Tous les auditoriums Louis Aragon

Les centres culturels

De la gauche plurielle

Signer encore un paquet d’livres d’or

Et juste à la page derrière Michèle Torr

« On s’éclate ici »

Signé Liane Folly

En fin d’tournée y’a des comparaisons

A Carcassonne,

C’est mieux chauffé qu’à Lyon

A côté d’Nancy

Y’avait moins d’Bounties

Derrière les ampoules, derrière les micros

On a planqué des mecs

Dans les rideaux

Des fantômes partout

A trois mètres de nous

Au son ce soir il y a Hervé Bourdooon……etc

                                                                                       On a trouvé un job assez sympa

Faire les malins sur scène deux soirs sur trois

Un bon job d’été

Pour l’hiver qui vient d’passer

(Merci à Jill pour les corrections)

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17 juin 2007

La Stan Smith en vedette

stansmith

    Avant de vous livrer mes impressions sur le dernier Olympia de Vincent Delerm (mieux vaut tard que jamais), je vous propose de faire un saut sur l'excellent blog du journaliste Bertrand Dicale qui s'est penché sur l'une des pièces maîtresse de la tenue vestimentaire delermienne; la Stan Smith, adoptée aussi, on l'apprend dans l'article, par Thierry Stremler, dont je vous invite à aller goûter les pop-sucreries  façon Alain Chamfort de la belle époque, si ce n'est déjà fait. 

    "D’abord, il y a eu Thierry Stremler qui chantait au « Fou du roi » avec aux pieds des Stan Smith impeccablement blanches et orthodoxes – c’est-à-dire avec la pastille verte au talon. Cela m’a évidemment fait penser à une famille, puisqu’il arrivait ainsi quelques mois après les Stan Smith de Vincent Delerm à la Cigale. Des Stan Smith qui faisaient signe, évidemment : la référence années 80, le détournement d’une image sportive vintage dans l’affichage d’un certain embarras du corps, la guinde curieuse de la démarche avec Stan Smith vs le détendu des baskets contemporains… De quoi parler.
D’autres Stan Smith sur scène ? Je suis sûr d’en avoir vues, bien sûr, mais qui ? D’après les vieilles archives de ma clé USB, il y a déjà Ben Vaughn au Printemps de Bourges 1994, notamment.
Et voici que quelques jours plus tard, j’interviewe MC Solaar pour l’album Chapitre 7 qui sort lundi prochain. Stan Smith rouges. Enfin, blanches, mais avec une pastille rouge. Un type de Sarcelles les lui a offertes. « Sarcelles était très Stan Smith. C’est sa nostalgie : faire revenir aux Stan Smith et au 501 brut, propre et bien repassé. Il a vingt-cinq ans et c’est comme ça qu’il voyait les grands de Sarcelles quand il était petit. » A Villeneuve-Saint-Georges, se souvient-il, « les Stan Smith, c’était plutôt le style pickpocket, avec un blouson en cuir et un journal. Ceux qui étaient plus réguliers avaient des chaussures plus sportives. Les miennes, c’était les Indoor Blue, pour être dans Adidas – des chaussures bleu clair qui servaient pour le ping-pong et le handball. » Solaar note que le premier revival Stan Smith a été le clip de Je danse le mia d’Iam et cite : « L'ambiance était chaude et les mecs rentraient/Stan Smith aux pieds le regard froid/Ils scrutaient la salle le trois-quarts en cuir roulé autour du bras ». Quant à lui, il n’en a porté qu’une fois sur scène, « en Suisse, pour la fête de l’Espoir, il y a trois ou quatre ans ».
Mais tout cela n’a pas exactement le même sens que chez Delerm ou Stremler – l’identité sociale, d’une part ; le jeu sur les codes, d’autre part. Polysémie de la Stan Smith." BERTRAND DICALE

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10 juin 2007

Court Central

   vdcoq4 A l’heure où sur le flamboyant court Philippe Chatrier, Federer et Nadal se livrent un combat sans merci, j’apprends par le biais d’Internet que Vincent Delerm était présent lors du tournoi de Roland Garros 2007. Assiste-t-il à la finale des deux champions en ce moment ? Je scrute vaguement les gradins du court central criblés de lunettes de soleil, un œil sur l’écran de l’ordinateur, l’autre sur celui de la télévision.

    Voici ce que l’on peut lire aujourd’hui sur le site Sport24.com :

Vincent Delerm est très attaché à Roland Garros. A chaque fois que les Internationaux de France arrivent, le chanteur pense à son passé d’étudiant : «Ca me rappelle l’époque où je révisais le bac assis sur les pelouses avec les commentaires de Michel Dhrey et les bruits de balles en fond sonore. Si je devais faire une chanson qui évoque le tennis, je crois que Roland Garros s’imposerait», avoue-t-il dans le quotidien officiel du tournoi.

    Une chanson sur le tennis ? Certes, sans aller jusqu’à parler de chanson exclusivement consacrée au tennis, tout delermophile qui se respecte pourra toujours citer un à deux morceaux faisant référence au monde du tennis et ses protagonistes. Nous pensons bien sûr aux fameuses Jambes de Steffi Graf qui,  dans cette même chanson font concurrence à celles de Sabatini. En fouillant un peu plus, on se souviendra de cette formidable, (et je pèse mes mots), inédite figurant sur le DVD « Boulevard Voltaire » qui s’intitule Puissance 4 et où la future ex-petite amie de l’auteur lui reproche de n’avoir obtenu de camembert que par le biais d’une question sur John McEnroe. Enfin, comment ne pas se souvenir de la voix-off de l’interview d’Agassi après un match à Rolant Garros dont Vincent Delerm se servait lors de sa tournée Kensington Square pour exprimer son émotion d’être sur scène ?

    Pourtant, nous nous attarderons aujourd’hui sur une inédite réellement inédite qui figurait sur la première démo de Vincent alors qu’il s’apprêtait à commencer la carrière que nous lui connaissons. Nous pouvons en dégager deux interprétations : la première se trouve logiquement dans le texte que je vous livre ci-dessous et qui relate les légers marivaudages de deux lycées sur les pelouses d’un lycée. Par-dessus la chanson, et c’est ce qui fait son originalité mais aussi sont étrangeté, est diffusée une bande son où l’on peut entendre Michel Dhrey et Jean-Paul Loth commenter un match de tennis rythmé par le bruit des balles que l’on frappe et les cris du public. La question qui se pose ici est : quel rapport entre la bande-son et le thème de la chanson ? Première interprétation : séduire une fille peut-il être considéré comme un match de tennis qui demande patience et habileté ? Deuxième interprétation : Vincent a-t-il voulu, comme il est dit plus haut, mettre en avant cette époque de l’année où se mêlent révisions d’examens sur les pelouses d’un campus et tournoi de Roland Garros diffusé à la radio ?

    Quoiqu’il en soit, il faut se rendre à l’évidence : cette chanson sur le tennis, Vincent Delerm l’a déjà écrite il y a presque dix ans et la voici  :

Court Central

Chewing-gum chlorophylle

Apprendre à jouer au tarot

A côté d’une fille

Au pied du lycée Clemenceau

Tout le monde est parti

Vers la salle A312

On est restés assis

Un peu comme ça sur la pelouse

Autour de sa taille

Il y a un pull-over qui bouge

Je voudrais qu’elle s’en aille

Plus jamais de cette pelouse …

***

**

*

Et pendant ce temps, Nadal mène quatre jeux à un dans le troisième set...


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01 juin 2007

Pour un compte rendu du concert à l'Olympia...

...c'est par ICI

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21 avril 2007

Des nouvelles du blog...

baniere6vo9

Les habitués de ce blog ont dû remarquer une certaines absence d'articles depuis quelques semaines. Il est vrai que Vincent Delerm ne m'inspire pas ces temps-ci. Il est un peu sorti de mon esprit et je m'intéresse à d'autres choses. Je suppose que ce même phénomène apparaît sur beaucoup de blogs. "Catégorie: Vincent Delerm" fait donc une petite pause jusqu'à des jours et une inspiration meilleurs.

Je suis bien sûr toujours à votre disposition pour répondre à vos mails.

A très bientôt!

Crème

Posté par Creme à 17:36 - - Commentaires [14] - Permalien [#]