17 juin 2007
La Stan Smith en vedette
Avant de vous livrer mes impressions sur le dernier Olympia de Vincent Delerm (mieux vaut tard que jamais), je vous propose de faire un saut sur l'excellent blog du journaliste Bertrand Dicale qui s'est penché sur l'une des pièces maîtresse de la tenue vestimentaire delermienne; la Stan Smith, adoptée aussi, on l'apprend dans l'article, par Thierry Stremler, dont je vous invite à aller goûter les pop-sucreries façon Alain Chamfort de la belle époque, si ce n'est déjà fait.
"D’abord, il y a eu Thierry Stremler qui chantait au « Fou du roi » avec aux pieds des Stan Smith impeccablement blanches et orthodoxes – c’est-à-dire avec la pastille verte au talon. Cela m’a évidemment fait penser à une famille, puisqu’il arrivait ainsi quelques mois après les Stan Smith de Vincent Delerm à la Cigale. Des Stan Smith qui faisaient signe, évidemment : la référence années 80, le détournement d’une image sportive vintage dans l’affichage d’un certain embarras du corps, la guinde curieuse de la démarche avec Stan Smith vs le détendu des baskets contemporains… De quoi parler.
D’autres Stan Smith sur scène ? Je suis sûr d’en avoir vues, bien sûr, mais qui ? D’après les vieilles archives de ma clé USB, il y a déjà Ben Vaughn au Printemps de Bourges 1994, notamment.
Et voici que quelques jours plus tard, j’interviewe MC Solaar pour l’album Chapitre 7 qui sort lundi prochain. Stan Smith rouges. Enfin, blanches, mais avec une pastille rouge. Un type de Sarcelles les lui a offertes. « Sarcelles était très Stan Smith. C’est sa nostalgie : faire revenir aux Stan Smith et au 501 brut, propre et bien repassé. Il a vingt-cinq ans et c’est comme ça qu’il voyait les grands de Sarcelles quand il était petit. » A Villeneuve-Saint-Georges, se souvient-il, « les Stan Smith, c’était plutôt le style pickpocket, avec un blouson en cuir et un journal. Ceux qui étaient plus réguliers avaient des chaussures plus sportives. Les miennes, c’était les Indoor Blue, pour être dans Adidas – des chaussures bleu clair qui servaient pour le ping-pong et le handball. » Solaar note que le premier revival Stan Smith a été le clip de Je danse le mia d’Iam et cite : « L'ambiance était chaude et les mecs rentraient/Stan Smith aux pieds le regard froid/Ils scrutaient la salle le trois-quarts en cuir roulé autour du bras ». Quant à lui, il n’en a porté qu’une fois sur scène, « en Suisse, pour la fête de l’Espoir, il y a trois ou quatre ans ». Mais tout cela n’a pas exactement le même sens que chez Delerm ou Stremler – l’identité sociale, d’une part ; le jeu sur les codes, d’autre part. Polysémie de la Stan Smith." BERTRAND DICALE
22 décembre 2006
La "bûcheron" de Noël
En lisant vos commentaires ici, je ne peux résister au plaisir de vous diriger vers cet article amusant consacré à la fameuse "chemise bûcheron". Mais sachez, chers amis lecteurs, que malgré vos gentilles moqueries, ce vêtement à carreaux que l'on assimile plutôt au fans de Nirvana, aux gens du terroir ou aux glandeurs qui ont la flemme de s'habiller, sera incontournable cette saison!
Les médias sont unanimes quant à l'avenir tendance de la "canadienne" qui semble détrôner l'"écossaise" de 2006.
Voici par exemple, mesdemoiselles, ce que dit ELLE sur son site:
On ignore si l'hiver sera rude, mais on est sûres que porter une chemise de bûcheron fera partie des bests de cette saison. Les People s'y collent déjà. Ce qu'il faut retenir ? Que les carreaux ne supportent aucun mélange d'imprimés. Donc, avec la chemise, ce sera jean (cf. Liv Tyler et Kirsten Dunst), voire legging noir (Mary Kate Olsen) et c'est tout !Qu'il ne faut pas féminiser la chemise à tout prix, au risque de faire décalé-raté (on est pas fan de la ceinture sur Mary Kate). On préfère le "low profile" de Liv et de Kirsten.
Photos à l'appui:
Chez les hommes, même topo! Sur Les Echos.fr, on constate la déferlante hivernale qui passe par toutes les marques,
de Monoprix à Paul Smith. Que ce soit Mike Delfino, personnage sexy de la série Desperate Housewives ou José Bové, personnage nettement moins sexy, ils seront dans le move cette année!
Vincent Delerm n'est pas en reste et nous a tous mis sur le carreau, prenant tout le monde de vitesse, fièrement revêtu depuis la rentrée 2006 de cette chemise rouge et blanche qu'il ne semble plus quitter: portée classieusement discrète sous un col en V dans l'émission SODA (1), plus franchement ostentatoire sur la chaîne Direct8 (2), ou carrément nonchalante lors du concert d'Holden le 19 décembre (3), on la voyait comme un vulgaire chiffon alors qu'elle était en fait un étendard!
Ce n'est pas la première fois que Delerm se voit devenir précurseur en matière de mode. Il a déjà été l'un des pionniers
dans le port de ces tee-shirts marins aux couleurs inattendues que tout le monde a adopté cet automne, chez les filles comme chez les garçons.
Vincent, sous ses airs de ne pas y toucher, serait-il un fashion addict qui s'ignore?
Alors, simples mortels, êtes-vous prêts vous aussi à vous tenir à carreau?
11 novembre 2006
La mode selon Delerm
On en parle toujours avec une certaine culpabilité, du look de Vincent Delerm. Parce qu’il préfère qu’on se penche plutôt sur ses chansons que sur la marque de ses chaussures ou la monture de ses lunettes et puis on a peur de passer pour des « fans superficiels qui s’émoustillent pour un jean moulant.». Mais moi je m’en fiche. J’assume. J’ose ! Je revendique ! Et puis Vincent ne porte pas de jeans moulants.
Le style Delerm suit la mode en général, tout en restant dans une simplicité réfléchie. S’il s’habille comme tous ces étudiants que l’on peut croiser dans les ruelles du Quartier Latin ou les couloirs du métro, s’il a le look de Monsieur Tout-le-monde, il n’est cependant pas tout à fait Monsieur-Tout-le-Monde. Tour d’horizon sur sa garde-robe...
A LA VILLE …
La veste en velours :
C’est celle que tous les hommes arborent cette année : la veste en velours noire. Vincent la portait au début de sa carrière. C’est elle que l’on voit sur la pochette de son premier album, ce vêtement qu’il a traîné pendant ses années d’étudiant à la fac de Rouen et qui lui donnait ce look BCBG et cette fausse image de fils à papa coincé qu’il essaie de faire oublier depuis quelques années. Ainsi, il évite de trop la mettre aujourd’hui. Elle est sur toutes les photos, dit-il.
Les pulls :
S’il y a un vêtement à retenir chez ce chanteur frileux, c’est bien le pull-over ! Il en a toute une collection et certains sont édifiants. A col roulé, en V, multicolores ou simplement noirs, on les retrouve même dans certains de ses morceaux (« Charlotte Carrington » doit s’acheter un pull, l’étudiante de « Court Central » a un « pull-over qui bouge » autour de la taille, et un cardigan « frissonne » dans Kensington Square.
Le principal intéressé lui-même avoue cette fascination pour le pull : Ca me plait de les voir portés par d’autres. D’en emprunter aux filles. (…) Dans l’histoire de la chanson, c’est un vêtement qui a un passé. Le Pull Marine chanté par Isabelle Adjani, le Pull-over Blanc par Graziella de Michèle et tous ceux qu’Alain Souchon parsème dans ses textes. Moi, si je m’écoutais, j’en parlerais bien dans un refrain sur deux, mais je me retiens. (L’Express avril 2004) Remarquons cependant que la météo clémente de l’album Les Piqûres d’Araignée, a fait disparaître ce vêtement de l’univers Delerm, remplacé par des chemisiers, des robes et autres sandales estivales.
Chemises et tee-shirts :
Ils se cachent souvent sous les pulls ou en dépassent, froissés ou non, unis ou bariolées, c’est selon. Les tee-shirts à rayures ont la préférence du monsieur, que ce soit façon marinière ou à la verticale comme les maillots de football. Cela tombe bien, c’est actuellement très tendance! La chemise se portera sobre, blanche ou noire, parfois grise mais peut devenir très fantaisiste et se couvrir de carreaux aux couleurs improbables.
Les pantalons :
Vincent Delerm n’est ni Prince, ni David Bowie. Peu d’excentricité en la matière : le jean bleu basique ou le pantalon noir se portent ni trop serrés comme Nicolas d’Indochine, ni trop larges comme nos amis les chanteurs de R’n’B.
Pour aller dehors :
Vincent varie les plaisirs quand il s’agit de se protéger du froid extérieur. Du long manteau au trois quart noir à gros boutons de ses débuts, en passant par la veste en cuir et la canadienne acquise récemment, le chanteur reste cependant fidèle, quand le temps le permet, à la veste en jean bleu comme un hommage aux années 80.
Les accessoires :
Toujours dans ce souci de se garder d’un mauvais courant d’air qui pourrait abîmer sa voix, l’écharpe est l’accessoire indispensable au look Delerm. Déclinée dans de nombreuses couleurs et longueurs, les matières restent chaudes et épaisses pour une efficacité maximum. (on dirait que je fais une pub pour les couches pour bébés, là.)
Les chaussures, font elles aussi couler beaucoup de pixels sur les forums consacrés à Vincent : délaissant les Clarks de ses débuts,
les Converses montantes demeurent les chouchoutes de ses petits petons. Autrefois rouges, il semblerait qu’elles aient été troquées pour une paire de couleur plus tendance : le gris bleu. Enfin, l'on ne peut parler du look de sieur Delerm sans une allusion à ses lunettes. Avec lunettes, sans lunettes, avec lunettes sans lunettes? Lunettes à la ville, sans lunettes à la scène semble être à présent le compromis. Les montures sont noires, de forme rectangulaire, assez larges, les lunettes qui faisaient sensations chez tous les opticiens entre 2003 et 2005.
BONUS : un étrange accessoire : que penser de ce badge piqué sur sa veste, le soir de la projection du film consacré aux Dix ans de la maison de disques Tôt ou Tard au cinéma MK2 ? Vincent Delerm, fan de Raphael (mais non, pas le chanteur, rhooo !) ou simplement un accroc à dissimuler ? 
…COMME A LA SCENE.
En concert, on reste sobre…ou presque. Pour des questions de commodité et d’esthétisme, jamais Vincent n’a quitté sa tenue noire, pantalon en coton et chemise légèrement ouverte. Le succès venant, Agnès B s’est cependant imposée ; c’est mieux coupé et de meilleure tenue. Les musiciens de la tournée 2006-2007 suivent le mouvement et s’habillent comme leur « patron ».
Notons qu’un tee-shirt « The Smiths » a été une fois porté lors du Festival Paléo en 2005 et que la chemise blanche « à la Souchon » a fait un furtive apparition au Festival de Bourges 2004 ou autres fêtes de la musique à la Maroquinerie. Mais tout cela reste très anecdotique.
Variante sensible à noter cependant, au fil des ans : les tennis Adidas vintage d’un blanc immaculé ont à présent remplacé les Clarks noires des deux premières tournées. Détail non négligeable, donc.
Sobre, nous disions, mais nous savons que chaque règle connaît des exceptions : Vincent semble être passé maître dans l’art du déguisement : en fêtard cravaté lors du concert exceptionnel donné au festival Art Rock de Saint Brieuc en juin 2006, nous éviterons tout commentaire concernant le fameux clip « Les Avalanches » avec Jean Rochefort en guest star.
Les photos parlent d’elles-mêmes. Nous attendons d’ailleurs avec une impatience non dissimulée, les clichés de la nouvelle tournée où Vincent a pris les traits d’un mexicain moustachu entouré de ses musiciens coiffés de sombreros. 
A suivre…
Je remercie toutes les personnes dont j’ai utilisé les images. Si vous désirez que certaines soient retirées, contactez-moi.













