Catégorie Vincent Delerm

Blog consacré à...ben, Vincent Delerm

19 juin 2007

Trois Olympias et puis s'en va...

    Après l’extatique période de la Cigale en décembre dernier, j’ai avoué ces dernières semaines, devant vos yeux embués de larmes, ma lassitude de Vincent Delerm et tout ce qui l’entoure. Est-ce une évolution culturelle de ma part ou bien tout simplement une mauvaise passe ? Le mystère reste entier. Cependant, ma passion de l’écriture reste inchangée, et à la suite de milliers de mails de lecteurs aux abois, je me décide à entreprendre le récit tardif du tout dernier concert de Vincent Delerm avant que ce dernier ne nous quitte pour ouvrir quelque parenthèse plus personnelle.

Cela se passait à l’Olympia, le 1er juin 2007.

olympiadelerm2007_1

    J’éviterai de me livrer encore et en corps à un récit fleuve décrivant les moindres détails de ce spectacle que nombre d’entre vous connaissent presque par cœur...et c’est loin de s’arranger avec le DVD qui s’annonce… Je vous dispenserai des charades sympathiques mais peu intéressantes d’un point de vue créatif ainsi que de l’anecdote de début de concert avec l’histoire du pain de mie qui remonte parce que le toaster n’est pas branché !

    Je me contenterai de mettre en exergue les moments nouveaux du spectacle et de vous faire part de mes sentiments après ce sixième concert de Vincent en moins de neuf mois !  (Que faites-vous dans la vie, Crème ? Heu…je travaille, je mange, je dors et je vais voir des concerts de Vincent Delerm. C’est tout !) Pas étonnant que je commence à être un peu écoeurée !

    Ecoeurée, pas vraiment en fait, mais plutôt indifférente par moment, un peu insensible à tout ce bonheur qui semblait animer ce music hall que l’on dit mythique. Il est vrai que l’Olympia n’a pas la chaleur douillette et familiale d’une Cigale ou d’un Européen et que son personnel, dont parfois la rigidité n’a d’égal que la condescendance, n’a pas arrangé les choses. A mon humeur morose, est venue s’ajouter la tête sympathique mais envahissante d’un grand gaillard bien bâti, venue se placer juste dans mon champ de vision. (M., je te dédie cette chanson : Comme un géant, Comme un géant…) C’était bien la peine de se ruer sur les meilleures places orchestre dès l’ouverture des réservations ! Je lorgnais d’un œil envieux les places merveilleuses de la famille Delerm qui s’ébattait joyeusement en mezzanine aux côtés d’un Michel Delpech bonhomme qui songeait sans doute à un éventuel nouvel album de duos…

Bon, voilà, ça c’était pour la partie aigrie de mon compte rendu.

Pour vous donner une idée générale, voici la setlist de cette soirée, habile mélange entre celle de Vindel et celle de Maia que je remercie pour leur mémoire ou leur faculté à prendre des notes sur leurs genoux et dans le noir.

Les piqûres d'araignées   
J't' ai même pas dit
Sous les avalanches
L'appartement

Et pendant tout ce temps

Les marmots
Voici la ville

4ème de couverture
Marine
Catégorie Bukowski par I. Jacob
Cosmopolitan

Sépia plein les doigts
Fanny Ardant et moi
Le baiser Modiano

Tes parents
Les filles de 1976
Félicie par Rochefort
Le monologue shakespearien
Il fait si beau
Deux soirs sur trois
Siffler sur la colline (Joe Dassin)
Les jambes de Steffi Graf
Chatenay-Malabry
Les piqûres d'araignée
Kensington Square
Déja toi

    En parcourant cette liste, nous remarquons que depuis la Cigale, certains morceaux ont disparu pour laisser place à d’autres. Ces changements m’ont paru plutôt positifs puisqu’ils ouvrent le champ à certaines nouveautés.

    Contre toute attente, la chanson qui vient remplacer Ambroise Paré après les incontournables Avalanches n’est autre que L’Appartement, petit joyau vieillot que l’on peut entendre sur le DVD  Un Soir Boulevard Voltaire et qui a dû ravir tous ceux, dont je fais partie, qui sont nostalgiques de cette époque où les journalistes écrivaient « Delerme » et pensaient que ce fils à papa sans énergie chantait comme Brigitte Bardot et ne pouvait plaire qu’à des trentenaires parisiens lecteurs de Télérama et suicidaires de préférence. Maintenant, la question que l’on pourrait se poser serait : mais pourquoi a-t-il choisi l’Appartement ?

    Autre chanson lente, une inédite cette fois, dont le titre officieux serait Et pendant tout ce temps, est une ballade « mélanpolitique », sorte de cri du coeur déçu face à l’élection du nouveau Président de la République… Pour les paroles et autres explications, rendez-vous sur "Deux zinédites et Puis s’en Va", article datant du 18 juin sur ce blog. Conséquence de cette nouveauté, la disparition de Dans la mesure où il pleut, précieusement mise de côté pour être sans doute redécouverte avec plus d’enthousiasme sur DVD…

    Quelques morceaux plus tard (je vous fais grâce des 4ème de couv, Marine, et autres Marmots d’actualité), le revival delermien fait une nouvelle fois surface avec l’arrivée quasi féerique de la douce et incontournable Irène Jacob (faire des duos aux concerts de Vincent Delerm semble être devenu son second métier), délicieusement revêtue d’une little sophisticated black dress et qui interprète seule comme une grande, la courte mais désormais culte Catégorie Bukowski, titre qui par ailleurs a inspiré le nom d’un célèbre blog consacré à Vincent Delerm. Après avoir déclaré cette indéniable vérité jamais respectée pourtant, que « c’est vraiment trop naze de mettre les gens dans des cases », la demoiselle ne s’arrête pas en si bon chemin et rejoint son bébé Pygmalion sur les ailes du grand piano noir pour un Cosmopolitan « comme autrefois »…

    Autrefois. C’est justement au tour de Sépia plein les doigts. Je somnole alors que défilent des annonces éducatives du temps jadis. Fanny Ardant me lance un seau de fraîcheur pour me réveiller, mais cela me donne soif, et je profite du rébarbatif Baiser Modiano pour me glisser à tâtons jusqu’au bar de l’Olympia. Là, grosse déception, le bar est fermé et je ne pense pas que Vincent Frèrebeau en pourparlers dans le hall désert puisse quelque chose à ma déshydratation. Je repars bredouille et la gorge sèche dans la semi obscurité et les applaudissements post-Modiano. J’escalade à nouveau jambes, parapluies et sacs à main alors que débute le diaporama Tes parents au cours duquel le public n’a pas spécialement brillé, il faut bien l’avouer.

    Passons rapidement sur Les Filles de 1976 ont 30 ans, au cours de laquelle nous apprenons avec l’intense émotion que vous imaginez que la célèbre Mathilde Lerute est secrètement dans la salle. Je n’ai pas eu le temps de l’apercevoir, malheureusement…je ne sais pas si je vais m’en remettre.  olympia2007vindel

     Mais faisons place à un phénomène, un acteur comme on les aime en France, un comédien à la fois classe et drôle, sachant porter son grand âge avec une sorte de distinction qui force l’admiration : j’ai nommé Jean Rochefort qui est devenu le grand copain à Dédé depuis qu’ils ont joué ensemble au ballon sur les plages artificielles d’un clip vidéo. Pas d’étreinte langoureuse cependant entre le comédien et le chanteur ; le célèbre présentateur de Winnie l’Ourson déboule sur scène ; les flashs crépitent, la foule en délire se lève. Rochefort entame seul et contre tous, accompagné au piano par Vincent, une truculente reprise de Félicie de Fernandel au cours de la quelle l’acteur d’Un Eléphant ça Trompe Enormément met tout son talent et toute son énergie pour faire de ce moment le clou du spectacle. Après un petit cafouillage évité de justesse sur « sous l’armoire y’avait une cale », Rochefort achève sa prestation sous les « hourras » et retourne dans les coulisses comme un boulet de canon, laissant un Vincent un peu hébété au clavier.

    Après un Monologue Shakespearien et un Il Fait Si Beau de folie, voici un nouvel évènement en exclusivité mondiale : une petite chanson jazzy sur la tournée des Piqûres qui prend fin et que nous appellerons Deux Soirs sur Trois et dont vous trouverez paroles, commentaires et vidéos dans "Deux zinédites et puis s’en va". Exit, de ce fait, Natation Synchronisée. Fallait-il alors se réjouir de l’émotion inédite de Deux Soirs sur Trois ou bien regretter l’absence de nos hilarants mexicains synchronisés ? Deux écoles s’affrontent; je vous laisse choisir la vôtre.

    S’ensuit alors une longue, très longue série de rappels. Vous connaissez ma position sur ce point. Siffler sur la Colline déchaîne les foules. L’Olympia frise la transe. J’ai le souvenir d’une version un peu brouillon et trop rapide de cette reprise de Joe Dassin. Il faudrait que je l’écoute à nouveau car entre les claquements de mains frénétiques et le chant exalté de mes deux milles voisins, je dois avouer un souvenir plutôt imprécis de ce moment pourtant fort sympathique. Les copains des soirées précédentes ont eu droit à Souffrir par Toi n’est Pas Souffrir (reprise de Julien Clerc), mais je doute des pouvoirs festifs de ce morceau.

    En ce qui me concerne, si j’étais Vincent Delerm, si j’étais chanteur, si je faisais l’Olympia et si ma tante était un homme, j’aurais mis fin au concert dès le feu d’artifice intimiste des Jambes de Steffi Graf. Et bien non. Dernière de la tournée oblige, Vincent Delerm se devait de nous gâter. Des rappels à la pelle. Châtenay-Malabry, tout d’abord, avec laquelle il espérait sans doute nous bercer puis, devant notre acharnement, les Piqûres d’Araignée avant laquelle Vincent prend la peine de nous expliquer que c’est le seul morceau que ses musiciens et lui jouent deux fois en répétitions, au début et à la fin, puisque c’est la première chanson du spectacle. La boucle serait donc bouclée et nous allions tous regagner nos pénates le cœur léger mais plein d’adieux !

    C’était bien mal connaître la ténacité dont certains delermiens peuvent être capables. Alors que, toutes lumières allumées et rideau tiré, nous enfilons nos vestes et nous dirigeons en processions recueillies vers nos portes de sortie respectives, deux excentriques perchés en mezzanine continuent imperturbablement à taper des mains. « Y’en a toujours qui ont besoin de se faire remarquer… », oui, je vous l’ai dit dès le début de cet article, j’était d’humeur grognon ce soir-là. Après de longues minutes d’acharnement, une troisième personne, de l’autre côté de la salle, rejoint les deux joyeux hurluberlus, puis une quatrième, une cinquième…le grand rideau rouge se met à trembler et finit par s’ouvrir. Delerm rayonne, détendu et visiblement heureux de ce moment imprévu. On récupère les musicos disséminés en coulisses et vas-y que nous voilà repartis pour une ballade à Kensington Square. Un attroupement se crée au bord de la scène ; on rallume la fonction vidéo des téléphones portables ; quelques personnes âgées un peu perdues ne savent plus si elles doivent rester ou partir.

    J’ai quitté les lieux au moment où les premières notes de Déjà Toi retentissaient dans une salle de l’Olympia ressemblant soudain à un amphithéâtre de fac pendant une réunion syndicale.

    Un peu laborieuse cette séparation avec Vincent Delerm. Mais étrangement, il commence déjà à me manquer…

*

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*

D'autres liens sur les concerts 2007 de Vincent à l'Olympia:

Les photos qui illustrent cet articles ont été (honteusement) empruntées à Alexandra (photo 1) qui fait un compte rendu sur le concert du 30 mai ICI, à Vindel (photo 2) et à TheOlive31.

Je vous invite, si ce n'est déjà fait, à aller lire le compte rendu de Maia qui a créé un blog très intéressant et très bien rédigé sur son métier de CPE mais qui fait aussi la place belle à sa passion pour la musique.

Des vidéos comme s'il en pleuvait grâce à LeOlive31 et grâce à Vindel sur Dailymotion. (au fait, existe-t-il un système pour télécharger ces vidéos? Cela me plairait de pouvoir les garder sur un DVD).

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04 janvier 2007

Info: Tous en piste à Risoul!

33taraignesnq5   Je viens de découvrir ce lien annonçant un festival de (Nouvelle) Chanson Française du 21 janvier au 26 janvier 2007 à Risoul, dans les Hautes Alpes!

     L'ambiance promet cependant d'être chaude, puisque dès la date d'inauguration, se réuniront sur scène pour un concert, on le devine, exceptionnel, JP Nataf, Mathieu BoogaertsAlbin de la Simone et Vincent Deleeerrrm!!! Oui, rho, je sais, c'est un peu toujours la même bande, cependant, le reste du programme est plus qu'alléchant puisque sont prévus les jours suivants des gens comme Jeanne Cherhal, BabX, Clarika ou encore le petit suisse (ah ah) Jeremy Kiesling que je vous recommande chaudement.

    Si vous habitez dans la région ou voulez faire un tour sur les pistes de Risoul, vous voilà informés!

    Pour plus d'informations, cliquez sur le lien donné ci-dessus.

   

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13 décembre 2006

Photos et videos chez Eliz

cigale09120606ge4De très jolies photos et deux videos (dont Les Filles de 1976 et le fabuleux épisode sur Mathile Lerute aujourd'hui entré dans les annales) sur la page myspace d'Eliz. C'était le concert à la Cigale qui accueillait Philippe Katerine, son poulet et Franck Monnet.

A très bientôt pour de nouvelles aventures delermiennes!

Je ne sais plus à qui j'ai piqué cette photo...désolée. Peut-être à Vindel...

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12 décembre 2006

Photos et vidéos de la "Dernière"

Pour ceux qui ne connaissent pas, voici un lien menant au "Forum Noir" où, entre un débat houleux sur l'utilisation des flashs pendant les concerts et quelques commentaires de la soirée, vous trouverez, au fil des pages, quelques vidéos d'amateurs et des photos plutôt sympas.

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10 décembre 2006

Cigale: c'était la dernière séance...

   Cigale, 9 décembre, 20h. La voix de Vincent s’élève dans les haut-parleurs annonçant l’arrivée de l’artiste assurant la première partie. « C’est un artiste que j’aime bien alors soyez très chaleureux avec lui ». Il est vrai que devant le grand rideau rouge, un grand clavier noir trônait. J’avais pensé à Emily Loizeau, à Albin de la Simone, mais aussi à Vincent, un petit peu, me rappelant que la chanteuse Juliette avait déjà fait ses propres premières parties en interprétant ses anciens morceaux en piano-voix, mais je m’étais dit « Non, ce n’est pas possible. »

   Et pourtant, et pourtant…

   C’est un Vincent Delerm en tenue de ville et lunettes sur le nez qui est apparu comme un jeune débutant devant le rideau. Tonnerre d’applaudissements et une série de chansons qui nous a catapultés vers une époque dont nous sommes tellement nostalgiques : celle du premier album.

    N’écoutant que mon devoir de grande bloggueuse que rien n’arrête, j’ai griffonné la tracklist au dos d’une facturette de Franprix :

    - Les Assiettes

    - La véranda

    - Harlem Désir (oui, assez récente celle-ci.)

    - Puissance 4

    - L’Appartement

    - Les Derniers Jours de Mai (figurant sur une compile contre le Sida datant de 2004)

    - Salle Pleyel.

    Je n’aurais pas craché, pour parler vulgairement, sur Place Clichy ou Les Connaissances que j’affectionne particulièrement mais ne nous plaignons pas, ce moment inattendu a été fort agréable, voire émouvant. On avait même l’impression de retrouver un Delerm aujourd’hui quelque peu disparu.

    Pour le reste, concert habituel…une drôle d’ambiance cependant. Un public composé d’incorruptibles enthousiastes ayant vu le spectacle déjà une ou deux fois et de personnes plus traditionnelles, de celles qui se demandent pourquoi tant de rappels, et qui se taillent avec leur manteau dès les dernières mesures de Natation Synchronisée.

    En ce qui concerne les invités surprise, sujet qui intéresse la plupart d’entre vous, nous nous attendions à quelque chose de beaucoup plus impressionnant. Au lieu de cela, Vincent a laissé jouer ses musiciens tout seuls sur un morceau de Charles Trenet dont je n’ai pas reconnu le titre. Un très beau moment de jazz, avec un Ibrahim Maalouf divin au piano. Pas de Red Legs, donc, comme je l’avais vaguement prédit-espéré mais en revanche, Albin de la Simone et Jeanne Cherhal venus partager une chanson d’Anne Sylvestre dont là encore le titre me fait défaut et qui, une fois de plus, n’était pas des plus efficaces pour vous donner la pêche. Rien de bien délirant, donc, si ce n’est le pantalon écossais d’Albin et la sublime robe jaune et noire de Jeanne. Je n’ai pas trop écouté ce trio pour tout dire, trop occupée à essayer de prendre quelques malheureux clichés avec un pauvre appareil photo jetable acheté au Monop' du coin, ayant délaissé, comme vous le savez, mon désastreux numérique juste bon à prendre des sujets totalement immobiles en plein soleil. Je vous dirai ce qu’il en est quand je les aurai fait développées pour la modique somme de 25 euros (c’est là où l’on se rend compte que le numérique, rapide et presque gratuit, comporte des avantages non négligeables.). En attendant, j’en connais certains qui ont « flashé » comme des bêtes et j’espère pouvoir vous faire part de liens intéressants très bientôt.

   

    Un "vrai" rappel obtenu à la force du poignet et des cordes vocales: Châtenay Malabry. 

   

    Voilà. La Cigale, c’est fini.

    C’était bien…

   

    Message perso: Je remercie I., A. et C. pour le chocolat et les cookies et puis tous les autres qui se reconnaîtront pour leur bonne humeur et leurs blagues de file d'attente.

 

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08 décembre 2006

Olympia 2007

olympia 

Placardées sur les murs du métro, des affiches annoncent:

VINCENT DELERM A L'OLYMPIA (Paris)

du 30 mai au 1er juin 2007

Voici donc trois séances de rattrapage pour les petits étourdis qui n'auraient pas été à La Cigale. Je ne sais pas si les réservations sont déjà ouvertes. Rien sur le site de l'Olympia pour l'instant ni celui de la Fnac.

[EDIT 12/12/06:] Places en vente à l'Olympia ou sur leur site!

L'aventure ne fait que commencer...

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06 décembre 2006

Cigale: des photos sublimes!

Pour le plaisir des yeux, voici le lien qui mène au site d'un certain Smdl où figure une quarantaine de photos du concert à la Cigale, le 1ere décembre. (cliquez à gauche sur "photographies)

Ce garçon a l'air très doué, en tout cas, les photos valent vraiment le détour!

Contrairement à beaucoup de photographes, il ne s'est pas contenté de photographier Vincent Delerm, donnant l'impression que tous les clichés sont les mêmes. Non. Vincent, ici, est toujours différent et dans toutes les postures, portant toutes les expressions.  Stéphane a même pensé à prendre la photo "Carambar", que je vais de ce pas rajouter à ma collection, ici. Les musiciens ont été pris individuellement, les mettant chacun à l'honneur, des détails aussi, comme le magnétophone de Marine ou encore les pieds de Vincent sous le piano, ses mains, les images au fond de la scène, le groupe dans son entier... Un résumé très complet en images, une très belle lumière qui fait penser un peu aux films de Caro et Jeunet.

Un très beau cadeau!

Regardez, même Vincent a l'air ravi!  ;-)

                                                                     Cigale011206SML_20D_11070 Smdl

PS: si vous regardez bien, vous trouvez aussi quelques photos de La Cigale 2004...

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02 décembre 2006

Les eaux 2 décembre...

Pardonnez le jeu de mots stupide de mon titre, mais l'invité de ce soir, à la Cigale,  (où Vincent s'est installé pour trois semaines, pour ceux qui débarqueraient de la planète mars et qui auraient besoin d'en savoir plus sur le contexte), était Georges Moustaki. Après Irène Jacob, Helena Noguerra, Souchon, Biolay, Fersen, Franck Monnet et Jean Passe, j'avoue que j'avais une certaine appréhension (enfin, le mot est peut-être un peu fort, disons que j'étais intriguée),  imaginant les pires scénarios catastrophes, pensant avec effroi que nous allions voir arriver sur scène Alain Chamfort ou même PIRE, Laurent Voulzy!!!   

Vous imaginez donc mon "ouf!" de soulagement (je n'en fais pas trop, là, non, ça va?)lorsque j'ai entendu les premières notes de "Votre fille a vingt ans" et qu'un petit barbu tout blanc à la tête de métèque est apparu.  "Les eaux de mars" ont suivi; Vincent a esquissé quelques pas de danse et Mousty a chanté un peu en yaourt mais c'est pas grave on s'en fout c'est pas important c'est l'émotion qui compte. C'est vrai que ces duos, c'est juste un petit plaisir, comme tremper son doigt dans une crème au chocolat, c'est pas la qualité artistique qui importe.

Bon alors, à part ça, quoi de neuf depuis le 21 novembre? Pas grand chose sinon que c'est toujours aussi agréable, bien ficelé, bien joué, à la fois professionnel et intimiste, émouvant et drôle...on ne le répètera jamais assez...  Pourtant, j'ai trouvé que le soir de la Première, tout semblait plus naturel. Ce soir, Vincent avait l'air moins convaincu par ce qu'il racontait. Il a d'ailleurs laissé paraître un très léger renfrognement d'agacement quand le public s'est cru dans une classe de collège classé en ZEP et s'est mis à crier aux quatre coins de la salle des trucs très intelligents du genre "Vincent, je t'aime", "Moi aussi moi aussi", "Fais-nous un bisou Vincent" etc. Un peu bêbêtes, les spectateurs, sur ce coup là.  Ibrahim Maalouf avait l'air un peu las. Il n'y a même plus de fous rires entre les musiciens lorsqu'ils sont grimmés en personnages de pub pour Pulco Citron sur Natation Synchronisée. L'habitude s'emparerait-elle déjà du groupe? La blague "nioc nioc nioc" est sur le point d'être abandonnée...visiblement, elle ne marche qu'en province...je vous confie cependant la blague de la soirée...qui a fait éclater la salle de rire, attention, vous êtes prêts, ça vole très haut........Monsieur et Madame Nana ont un fils. Comment s'appelle-t-il? (Réponse: Judas)  Et oui...ça marche aussi avec Monsieur et Madame Bricot mais c'est moins rigolo, je trouve.

Je vous soumets pour finir avant d'aller me coucher, deux malheureuses photos prises par moi-même mais y'a pas de quoi se vanter...et dire que j'étais au premier rang, quelle cata! Je crois que je me contenterai de piquer les photos des autres, à l'avenir.

Alors la première est supposée représenter Delerm et Moustaki...ils ne dansent pas, il s'embrassent. Et la deuxième, ben, c'est Vincent...

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28 novembre 2006

Cigale: quelques liens

N'ayant pas trop le temps de vous faire profiter de ma prose par cette période de conseils de classe, contrôles et rendez-vous médicaux divers, je vous dirige, en attendant le week-end qui sera certainement beaucoup plus productif, vers deux chroniques sur les concerts de Vincent à la Cigale:

Agoravox sur le concert du 23 novembre

Froggytest qui vous fait un vague résumé de, ben, c'est dur à dire de quoi. Mais bon.

Bon, ben, voilà, quoi...

Crème

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26 novembre 2006

La Cigale 2006: coup d'envoi 21/11/06 (Partie V et FIN)

       Suite et fin du feuilleton à rebondissements de la Première à la Cigale le 21 novembre 2006:

    Vincent quitte la scène. C’est l’heure des rappels. Les avis sont souvent partagés concernant ces derniers.cigale211106n4 Personnellement, je suis mitigée. Comme je le disais ailleurs, le fait de devoir réclamer la suite du spectacle me paraît artificiel, et bizarrement, je suis souvent moins attentive lors des chansons interprétées en rappels, comme si j’étais déjà sortie en esprit du concert et pensais déjà à trouver mon ticket de métro et récupérer mon parapluie tombé sous le fauteuil au lieu de continuer à jouir du spectacle. Doit-on demander à notre primeur de rajouter les quelques fruits qui manquent pour faire un kilo, en lui disant qu’il est le plus beau, le plus fort, que ses bananes et ses mandarines sont les meilleures du monde et que cela nous ferait tellement plaisir d’avoir la totalité de ce qui nous est dû ? Pourtant,  il faut bien avouer que l’intensité va jusqu’à redoubler quand, les lumières encore éteintes, nous frappons des mains et tapons des pieds, pressant l’artiste de revenir. Mais a-t-on besoin de commencer si tôt ? Cela semble être une petite manie de certains artistes de la Nouvelle Scène Française. Un journaliste de Libération (paix ait son âme), a parlé de "mauvaise habitude française". Cependant, pour prendre un exemple, les concerts d’Alain Souchon ne comportent qu’un ou deux rappels. Brel ne répondait à aucun bis ; il donnait tout d’un bloc et ressortait de scène, suant et vidé, pour ne jamais revenir. « Il faut quitter la table avec la faim » dit le proverbe.

    Malgré tout, il faut bien avouer que cette fois-ci, les rappels de Vincent ont commencé beaucoup moins tôt et que la durée du spectacle 2006 est d’environs deux heures, contre une heure trente à une heure quarante cinq en 2004 où nous devions bisser (avec un « b ») à peine soixante-dix minutes après le levé de rideau !

    Enfin, après nos réclamations de convenance, Vincent revient ! « Ouaiiis », crie le peuple avant de mettre quelques secondes à se rasseoir, luttant avec strapontin, manteau, sac et bouteille d’eau roulés à terre dans l’euphorie.

    Pendant ce temps, Vincent explique qu’il aime bien mettre du temps à revenir sur scène pour faire peur à son père qui croit que les gens vont finir par partir.

    Et là, il semblerait que ce soit au tour de Kensington Square. Je dis « il semblerait » car je n’ai aucun souvenir de ce moment. Je sais, pour avoir déjà vu le spectacle en octobre dernier, à Conflans saint Honorine, que cette version avec le groupe est nettement plus attrayante que celle piano-voix où j’avoue avoir piqué un peu du nez lors du Bataclan 2002, mais je ne peux vraiment vous décrire ce que j’ai ressenti cette fois, à La Cigale. C’est le trou  noir.

   Ambiance British oblige, Le Monologue Shakespearien suit de près la Bentley dans les rues de Londres. Alors que nous reprenons la chanson en chœur, Vincent complique les choses en remplaçant « une pièce polonaise » par « une pièce finlandaise » faisant sans doute écho aux « film finlandais sous-titré » de « C’est Bibi ». Quel taquin, ce Delerm !

    Comme l’ambiance est chaude et belle, nous voilà partis pour Il Fait si Beau. Le coup des affiches Benetton fait bien rire. Et notre chère Christine Boutin se prend encore au passage un petit coup de « name dropping » dans le tibia.

    Re-bis. Comment appelle-t-on un deuxième bis ? Un bis bis ? Un ter ? Après trente longues secondes d’un suspens insoutenable, Delerm apparaît avec celle dont il était amoureux quand il était ado et surtout celle qu’il invite régulièrement sur scène ou sur album, je veux parler bien sûr de…mais non, pas Christine Boutin, de l’actrice Irène Jacob. Je profite de ce passage pour dire que « Cosmopolitan » me manque beaucoup cette année, de même qu’ « Evreux » et « La vipère »…m’enfin, c’est pas moi qui choisis. Ceci étant, mon désir est presque exhaussé, car les deux tourtereaux nous offrent un duo inédit de La Vipère du Gabon où, comme vous le devinez, Irène joue la fille qui « attend des jumeaux » et Vincent le gars qui « sors toujours avec cette conne ». Cette version perd un petit peu de son intérêt premier, (la subtilité de cette chanson résidant justement dans le fait que c’est une seule personne qui rapporte tout le dialogue ce qui illustre encore mieux ce genre de conversations croisées et complexes que nous connaissons tous lorsque nous discutons avec une personne en faisant quelque chose d’autre en même temps), mais comme on connaît déjà la chanson et son rouage original, ce n’est pas bien grave. On enchaîne sur le chef-d’œuvre de Laurant Voulzy Mon Premier C’est Désir. Nous voilà projetés au cœur d’un second degré langoureux, où les « dadadam » Delermiens répondent amoureusement aux « Houhouhou » Jacobiens.

      Après avoir salué, les deux amis repartent dans les loges (comme on le voit sur la photo plus haut, non, ils n’avaient pas mis de chorégraphie au point contrairement aux apparences) et nous de repartir pour un troisième tour de standing ovation et de « Une autre ! Une autre ! » . Cette fois-ci cependant, le moment d’attente est légitimé puisqu’enfiler un cigale211106n2poncho, se coiffer d’un sombrero et poser sous son nez une fausse moustache retenue par un élastique peut bien prendre une bonne quinzaine de secondes. Et cela donne ce que vous voyez sur les clichés qui illustrent cette ultime partie de mon compte-rendu. Cela se passe de commentaires. Natation Synchronisée devient un petit moment de fête où Mathieu Mathuriau nous fait une démonstration de cris « à la mexicaine » qui font rire Delerm sous sa moustache qui lui donne de faux airs de détrousseurs de touristes en rase campagne. Pour compléter l'équipement du parfait petit "bobeauf", Vincent sort alors un tube à confettis qu'il ouvre tant bien que mal, sous les "houras" de la foule.

    Et comme quand y’en a plus, y’en a encore, après un je-sais-plus-combientième rappel, Les Jambes de Steffi Graff viennent clore ce match de pratiquement deux heures. Un feu d’artifice en noir et blanc sur l’écran sert de bouquet final et moi je suis bien contente d’avoir fini cette chronique dont je ne voyais plus le bout et qui permettra sans doute à beaucoup d’entre vous de revendre leurs billets pour les futures autres représentations puisque finalement, vous n’avez plus vraiment besoin de voir ce spectacle dont je ne vous ai épargné aucun détail.

    Cependant, pour les incorruptibles, il semblerait que la semaine prochaine, Irène Jacob soit remplacée par Alain Chamfort pour un duo sur L’Ennemi Dans la Glace si mes souvenirs sont bons. (info non sûre.)

    Au cas où cela vous intéresserait, je suis repartie en métro. Avant de quitter la salle, j'ai aperçu au balcon un Philippe Delerm soulagé et une Martine Delerm enthousiaste. Les gens avait l’air ravi et ma foi, moi aussi!

                                                                         Nounoursenbo_te_014

                                                                                                   

FIN

Les photos sont de Vindel sauf la dernière qui est de moi ; c’est la seule qui soit à peu près correcte d'ailleurs.

La video amateur de Mon Permier c'est Désir est de TheOlive31.

Posté par Creme à 00:31 - Concerts - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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