Catégorie Vincent Delerm

Blog consacré à...ben, Vincent Delerm

19 janvier 2007

"Il y a Jean-Marc Barr..."

clichy

   Voici le texte de l’un des morceaux de Vincent Delerm que je préfère : Place Clichy. Je ne sais pas si c’est son côté piano saccadé (un peu dans le style « Kensington Square ») qui m’envoûte à ce point ou bien si ce sont ces énumérations qui tournent en boucle sans qu’aucun refrain ne vienne les interrompre, ou bien encore le fait que cette chanson ait été interprétée au cœur de l'âge d’or « delermien » (show case RTL 2002) où Vincent avait encore ce phrasé si particulier lors de ses prestations piano – voix, mais si je devais n’en retenir qu’une, ce serait étrangement celle-là.

    Je ne suis pas spécialement une habituée de la Place de Clichy, je ne suis pas non plus une fan de Jean-Marc Barr, encore moins de Jean-Michel Jarre (souvenez-vous, celui qui se fait « stroboscoper » dans "Les Filles de 1976" !), ni même une ancienne élève de cette bonne vieille madame Boulard ! Malgré tout, lorsque l’auteur égraine les noms de lieux et de personnes qui ont constitué quelques bons moments du passé, de son passé, je suis mois aussi "toute chose" à chaque fois que retentissent les deux derniers vers de chaque couplet : « Et puis ce soir, Place Clichy ». Comme si j’y étais moi aussi, Place Clichy ; je vois les affiches du cinéma qui brillent dans la nuit, les murs sombres du lycée Jules Ferry endormi, la grande Librairie Gallimard, je bois quelques breuvages licencieux au Wepler, je sens les courants d’air de la bouche de métro, les odeurs de frites du MacDo et j’entends au loin une chanson qui s’échappe de l’Européen : « Et puis ce soir, Place Clichy »…

   

Place Clichy

Il y a des trottoirs
Des feux rouges sous la pluie
Il y a les couloirs
Du lycée Paul Valéry
Des trains en retard
Des tramway et des taxis
Et puis ce soir
Place Clichy

Il y a l'autocar
Le voyage en Italie
Mademoiselle Boulard
Dans les ruines de Pompeï
Des lumières des phares
Sur une autoroute la nuit
Et puis ce soir

La Place Clichy


Il y a Jean-Marc Barr
Dans la chambre de Séverine Petit
Du Jean-Michel Jarre
Nous sommes assis sur le lit
Combien de trottoirs
De feux rouges sous la pluie
Jusqu'à ce soir

Jusqu'à ce soir
Place Clichy

   

Posté par Creme à 21:53 - Zinédites! - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2007

Monsieur Ibrahim

    Vous êtes nombreux à avoir succombé au charme oriental et musical d’Ibrahim Maalouf, trompettiste ibrahimmaalouf3atypique et mondialement reconnu que l’on peut rencontrer au hasard d'un concert de Jeanne Cherhal, d’un spectacle de soutien pour le Liban ou encore d’un CD de cantiques protestants ! Il méritait bien un petit hommage sur ce blog.

    Ce jeune libanais, neveu (d’après le site d’RFI) de l’écrivain Amin Maalouf, est né le 5 novembre 1980 à Beyrouth mais grandira en France. Son père est un trompettiste fameux, Nassim Maalouf, qui a eu la particularité et le génie d’inventer une trompette à quarts de tons, et là, je vous parle de choses qui me sont assez obscures! Cependant, si mon sens de l'observation ne me fait pas défaut, il me semble qu'une trompette "classique" comporte trois pistons alors que celle d'Ibrahim et son père en possède un quatrième. Quoiqu’il en soit, en soirée ou entre amis, vous pourrez toujours frimer en déclarant qu’Ibrahim Maalouf joue avec une trompette à quarts de ton.

    Mais Ibrahim n’est pas seulement créateur du divin frisson d’Evreux ou le sympathique accompagnateur de Jeanne Cherhal sur le morceau Les Photos de Mariage.(1) On ne compte plus les Premiers Prix obtenus tout au long de sa vie de musicien, (Conservatoire National de Région de Musique de Paris, Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Concours International de Trompette Maurice André en 2003…), ni ses participations en soliste dans des orchestres aussi divers que prestigieux dont je vous épargne la liste.

    Pourtant, malgré ces formations jazz et classique très pointues, l'expression musicale, selon lui, prévaut sur la technique. (Facile à dire quand on a une technique irréprochable, vous me direz...) C'est ce qui fait la particularité du jeune homme lorsqu'il joue avec son "band", influencé par la musique de son pays d'origine, que l'on sait davantage basée sur les émotions et l'improvisation.

    Ainsi, Ibrahim n’est jamais vraiment là où on l’attend. Au début des années 2000, il forme le groupe Farah, composé de huit musiciens qui jouent ses compositions de jazz-oriental à Lyon dont le concert a été diffusé à de nombreuses reprises sur Mezzo, chaîne du câble consacrée à la musique classique, jazz et "du monde", que j'avoue zapper le plus souvent, au même titre que la Chaîne Parlementaire ou encore Sports Infos.

     Dernièrement, notre trompettiste s’est attaqué à un style plus contemporain puisqu’il semblerait prendre une direction « musique électronique » tout en gardant ses références arabes, ce qui, j’avoue, me paraît un peu abstrait. Peut-être devrais-je aller le voir, ou plutôt, l’écouter le 12 février 2007, au New Morning, puisque c’est dans cette petite salle de jazz du dixième arrondissement qu’il donnera un concert unique.

    Mais le piano aussi a les faveurs de ce virtuose. Comment oublier sa prestation lors du dernier concert à la Cigale de Vincent Delerm le 9 décembre 2006, lorsque ce dernier a laissé son groupe interpréter une version jazz de Fidèle, Je suis Resté Fidèle de Charles Trenet ? Le jeune libanais sait aussi allier ses deux instruments fétiches lors de ses concerts personnels, ce qui impressionne toujours les amateurs comme les professionnels. 

    Ibrahim Maalouf est un artiste à suivre avec attention, donc. Il aurait été d’ailleurs utile pour se faire, que son site Internet, en friche depuis des mois, voie enfin le jour. Ne désespérons pas. En attendant, les « delermiens » continuerons de voir sa bouille racée et joviale lors des concerts de Vincent et de frissonner au son d’une trompette d'exception.

                                                 cigale011206SML_20D_11154                                                

(1) Vous pouvez retrouver Ibrahim et sa trompette auprès de nombreux artistes tels que : Franck Monnet (Au Grand Jour), Jeanne Cherhal (12 Fois par An), Mathieu Chédid (Qui de Nous Deux), Vincent Delerm (Kensington Square), Thomas Fersen, François Audrain mais aussi Amadou et Mariam, Mamia Chérif, chanteuse de « raï acoustique » (Double Vie) ou encore Las Ondas Marteles (Les Boleros de Lawton) groupe composé entre autres par Sébastien et Nicolas Martel avec des textes du poète cubain Miguel Angel Ruiz.

Photos Copyrights SMdl Le 1er décembre 2006 à la Cigale.

Posté par Creme à 19:13 - Colla...bobo - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2007

Au nom du père... (Prologue)

   

  philippe_delerm               Impossible d'écrire sur Vincent Delerm sans faire référence à son géniteur. Pas simplement parce qu'il est le "géniteur" justement, mais aussi parce que leurs univers artistiques respectifs ne cessent d'être comparés et pour cause, il arrive qu'ils se ressemblent étrangement. Je profite donc de la sortie du nouveau recueil de récits de Philippe Delerm La Tranchée d'Arenberg et autres Voluptés Sportives pour entâmer un nouveau chapitre qui vous permettra, je l'espère, d'en savoir un peu plus sur ce père écrivain auquel on ne peut rester insensible.

    « Philippe Delerm est né le 27 novembre 1950, à Auvers-sur-Oise. Il est professeur de lettres au Collège Marie Curie à Bernay, en Normandie, où il vit avec son épouse Martine Delerm. » Voilà ce que disent laconiquement toutes les biographies consacrées à Philippe Delerm, au fil des sites Internet.

    Pourtant,  ce n’est pas là que vous comprendrez qui est vraiment Philippe Delerm mais dans son œuvre qui regorge de détails sur sa vie. Au fil des pages, les lieux et les visages familiers se succèdent et le lecteur en ayant la patience et la passion, pourrait tirer une véritable biographie complète de la quarantaine de livres écrits par Monsieur Delerm.

    Tout a commencé au bord de la Garonne, quelque part entre Montauban et Agen, dans la petite commune de Malause. Marthe y passe toute sa jeunesse auprès de ses parents qui ont une petite scierie où ils transforment en planches les peupliers achetés aux paysans du coin. Comme celui qui deviendra son mari, Adrien Delerm, (lui aussi issu du Tarn-et-Garonne), son aptitude pour les études lui permettent d’obtenir un bourse et de devenir institutrice. Le couple passera ainsi de nombreuses années dans ce qu’on appelait des « maisons d’école » dont le silence d’après classe et les odeurs si particulières resteront en mémoire de leur fils Philippe. Ils donneront naissance à quatre enfants : Jean-Claude (directeur du musée de l’Automobile à Mulhouse et qui publiera lui aussi des livres sur sa passion tels que 500 automobiles de rêve (Ed. Barthélemy, 1989), Simone (qui vit aujourd’hui dans la banlieue ouest de Paris), ainsi que Philippe et Michèle  .

    Marthe Delerm: la mère. Le papa, on en parle peu dans l’œuvre de Philippe Delerm. Elle est un élément important dans la vie de l’écrivain. Son affection pour elle s’y exprime avec pudeur et tendresse dans le livre écrit avec elle et pour elle : Le Miroir de ma Mère. (ed. du Rocher) Ainsi, l’on apprend que c’est d’elle qu’il tirera sa fameuse philosophie du bonheur : « Nous avons tellement de chance » (p.22 Coll. Folio) disait-elle. C’est en partie pour elle qu’il luttera pour être publié : « Maman m’a vu devenir écrivain. C’est peut-être un peu niais, vaguement ridicule, mais qui m’enlèvera cette fierté ? » (p.133 coll. Folio). Mais surtout, c’est par elle qu’il goûtera au luxe, ce quelque chose qui l’attirait et l’attirera toujours et peut-être sans doute qui nourrira son ambition littéraire. Mais quand je dis « luxe », je ne parle pas de ce clinquant superficiel dans lequel se roulent oisivement certaines Paris Hilton. Non, ici, le « luxe » est comme une sorte de rêve éveillé furtif, une parenthèse, quelque chose que l’on effleure mais auquel Philippe et sa mère ne voudront jamais vraiment appartenir, à l’image de la scène du bal costumé, dans Le Grand Meaulnes, roman d’Alain Fournier auquel il fait souvent référence. Fréquentant les écoles primaires des villes les plus chics de l’Ouest Parisien, (Le Pecq, Saint-Germain-en-Laye, Sèvres…), la famille Delerm chaparde quelques bulles de champagne. Dans Le Miroir de ma Mère, le luxe est symbolisé par un petit pudding rond saupoudré de sucre glace et serti d’une cerise confite que le jeune Philippe et sa maman ramenaient à Louveciennes quand ils allaient frôler, le temps d’une après-midi, les rêves parfumés des grands magasins de la capitale.

    Le luxe devient bonheur seulement lorsqu’il est rare. Le moment du petit pudding, le rêve furtif du bal, ils y resteront fidèles tous deux : Marthe retournera dans sa bonne vieille maison de Malause le temps de la retraite venu. Philippe se refusera à quitter le monde de l’enseignement malgré le succès de ses livres, et s’il abandonne sa province monotone pour quelques jours de mondanités promotionnelles parisiennes ou pour aller voir son fils sous les projecteurs, c’est toujours pour mieux la retrouver. « …du parfum, du champagne, il reste quelques bulles et le sillage de son rêve. »

A suivre: la relation fusionnelle entre Vincent et son père, qui s'exprime jusque dans leurs écrits.

Posté par Creme à 22:17 - Il était une fois...Vincent Delerm - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2007

Annonces: D'hiver et varié...

Bonjour à tous!Playboy_20Bunny

Je travaille à la suite de la biographie de Vincent Delerm et sa famille, ce qui n'est pas une mince affaire! Patience, donc.

En attendant, vous pouvez trouver Vincent dans le nouveau numéro du magazine Playboy (vous savez, le petit lapin!) Je vous invite à aller fouiller sur le Forum Noir où, outre un débat des plus fantaisistes (Vincent pro-Ségolène?, Vincent dans un magazine érotique? Vincent est-il fidèle à son image? Playboy est-il un journal pornographique?  Comment acheter discrètement des préservatifs?) vous y découvrirez le scan de cet article envoyé par Vindel.

Le site Tôt ou Tard annonce aussi une nouvelle apparition télé de notre héros, dans un Vivement Dimanche consacré à Anne Sinclair, le 18 février, sur France2, où il interpètera l'un de ses titres. On ne nous dit pas si ce sera un direct ou si l'équipe de Michel Drucker se contentera de rediffuser une chanson déjà enregistrée lors d'émissions précédentes, comme cela a déjà été malheureusement le cas.

Pour finir, avant les élections présidentielles qui nous attendent, allez soutenir Vincent et voter pour lui avant le 15 janvier sur le site 31/14 Actu nommé parmi d'autres artistes pour son clip Les Avalanches. Pour cela, une fois arrivés sur la page "31 14", cliquez en haut à droite sur la Catégorie: Clips et faites votre devoir de citoyen!

A très vite!

Crème

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04 janvier 2007

Info: Tous en piste à Risoul!

33taraignesnq5   Je viens de découvrir ce lien annonçant un festival de (Nouvelle) Chanson Française du 21 janvier au 26 janvier 2007 à Risoul, dans les Hautes Alpes!

     L'ambiance promet cependant d'être chaude, puisque dès la date d'inauguration, se réuniront sur scène pour un concert, on le devine, exceptionnel, JP Nataf, Mathieu BoogaertsAlbin de la Simone et Vincent Deleeerrrm!!! Oui, rho, je sais, c'est un peu toujours la même bande, cependant, le reste du programme est plus qu'alléchant puisque sont prévus les jours suivants des gens comme Jeanne Cherhal, BabX, Clarika ou encore le petit suisse (ah ah) Jeremy Kiesling que je vous recommande chaudement.

    Si vous habitez dans la région ou voulez faire un tour sur les pistes de Risoul, vous voilà informés!

    Pour plus d'informations, cliquez sur le lien donné ci-dessus.

   

Posté par Creme à 22:02 - Concerts - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 janvier 2007

2007

      Comme le veut la tradition, je vous souhaite une heureuse année 2007, pleine de tout ce que vous voulez et que tout se passe bien jusqu'à 2008. Non mais c'est vrai, dès que minuit sonne, on saute partout comme des fous pour la nouvelle année comme si on venait de gagner au loto alors que si ça se trouve, la fin du monde est prévue pour 2007!

    Enfin, en attendant la fin du monde, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures delermiennes. Je vais profiter des vacances pour avancer un peu la biographie de Monsieur, je sais que vous avez hâte de connaître le suite.

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    Cette photo a été prise par "je ne sais qui" à la Maroquinerie, lors de la Fête de la Musique 2005. De gauche à droite, on reconnait Albin de la Simone alias Cousin Puzzle, Mathieu Boogaerts, JP Nataf dont la barbe était encore décente à l'époque, Qui-Vous-Savez avec sa grimace de fin de concert, notre Jeanne Cherhal et chérie et mon compatriote Bastien Lallemant dont le troisième album est en préparation.

Posté par Creme à 10:01 - Annonces diverses - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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