27 décembre 2006
Charlotte for ever...
AVANT CE SOIR
En petit cadeau de Noël tardif, je voulais vous parler d’une chanson très inédite de Vincent puisqu’elle n’a dû être chantée que lors des premiers concerts de la tournée 2004 ainsi qu’à la Cigale de la même année. Il s’agit du morceau Avant ce Soir dont le titre définitif n’est pas vraiment déterminé pour les raisons que vous devinez. Certains l’appellent aussi « Le Club des Cinq ».
Il est bon de rappeler que ce spectacle, avant d’être amputé de quelques voix off et autres transitions à rallonge qui, certes, pouvaient être très drôles mais avaient tendance à alourdir l’ensemble du concert, avait pour fil conducteur l’étrange relation entre l’auteur et la très british Charlotte Carrington, personnage récurant né dans la chanson éponyme du premier album. La fameuse Charlotte, celle qui fait des projets qui s’annulent, réapparaît donc et Vincent nous en dit un peu plus sur sa vie, ses copines mangeuses de pistaches qui décochent des phrases mythiques telles que « En même temps c’est plus facile de critiquer que d’agir », ses citations affichées sur la porte des toilettes et autres petites excentricités.
En même temps, détail étonnant la chanson « Charlotte Carrington » ne sera jamais interprétée lors de cette tournée si bien que l’on peut se demander si les deux sont finalement les mêmes.
Delerm, comme beaucoup d’auteurs aime bien plonger dans l’intimité des jeunes filles. C’est ce qu’il fait notamment dans cette chanson où il fouille les tiroirs de Charlotte comme pour fouiller dans son passé. Il est étrange cependant de constater que la soi-disant chambre de la si British Charlotte Carrington et son accent à couper au couteau soit peuplée de détails si typiquement français : « la collection de dauphins » devenus à la mode après la sortie du Grand Bleu, « Panoplie de Schtroumpfette », « Echantillons de parfum dans une chambre à Saint Malo», « Les misérables ». A qui appartiennent la version française du "Club des Cinq mène l’enquête" (*) et la maîtrise sur les nouvelles structures moléculaires ? Est-il bien dans la chambre de l’anglaise ? Dans le cas contraire, pourquoi sa voix est-elle omniprésente dans cette chanson ? Et que vient faire cette utilisation si fréquente du « vous » ? A qui s’adresse l’auteur ? Tout ceci ressemble étrangement à l'une de ces fameuses chansons écrites pour deux, comme si un couple naissant se racontait ses histoires passées avant d'entamer la leur. "Il faudra composer avec nos histoires anciennes." Il semblerait finalement que la voix de Charlotte ait été rajoutée un peu au dernier moment, venant rendre une chanson simple un peu obscure. Dommage...
En parcourant le texte « chanté », on retrouve cependant les ingrédients habituels du cuisinier Delerm : les posters, les lieux de visite, les noms propres, les gares, les chambres d’étudiant, les histoires d’amour qui rendent mélancoliques...
Chanson en trois parties, comme trois parties importante de la vie, chacune étant ponctuée par un extrait littéraire dont le genre diffère sensiblement et lus par Charlotte : un passage de « Le Club des Cinq Mène l’Enquête », symbolisant l’enfance, l’introduction de la terrifiante maîtrise scientifique venant clore une époque estudiantine, et enfin une étrange lettre de rupture, où l’homme enfant encore passionné par la pop anglaise entre dans le monde des adultes et ses problèmes sentimentaux compliqués.
Je pense personnellement que l’intérêt de ce morceau vient de ces trois extraits, qui, en concert, sont certainement passés trop furtivement sans que l’on puisse y réfléchir mais la lettre finale, notamment, est extrêmement drôle et extrêmement triste, très "delermienne" rappelant vaguement un certain Nick Hornby.
Je vous laisse apprécier.
La collection de dauphins
Dans une chambre à St Malo
Les échantillons de parfums
Dans le 4ème tiroir du bureau
Pas seulement les choses avouables
Panoplie de Schtroumpfette
Pas seulement "Les Misérables"
Egalement "le Club des 5 mène l'enquête"
Avant ce soir
Nos visages face à face
Par quelles histoires
Etes-vous passé depuis Fantomas
Lalalalalala
(Extrait lu par Charlotte Carrington) Le club des cinq allait s’installer sur la plage. François déballait les provisions le panier contenait des sandwichs variés, du poulet froid, de gros gâteaux, des fruits et deux bouteilles de limonade sortant du frigo. Voilà de quoi se régallait Mick. « Waf waf » fit Dagobert en mettant son nez dans le panier. "Je ne connais rien de plus agréable que de manger une bonne glace étendu sur le sable chaud" déclara Mick. Quelle joie de penser qu’il nous reste encore trois semaines de vacances !
Dans quel square, sur quelle pelouse
Vous a-t-on embrassé
Sous un poster de Tom Cruise
Ou au Futuroscope de Poitiers
4 années qui s'éternisent
Chambre universitaire
J'aim’rais lire votre maîtrise
Sur les nouvelles structures moléculaires
Avant ce soir
Et le plafond éteint
Quel quai de gare
Quels trajets, quels horaires de trains
Lalalalalala
(Extrait lu par Charlotte Carrington) Le développement des théories modernes sur la structure moléculaire peut être divisée globalement en trois périodes : a) Première période allant de l’acceptation de la théorie atomique au 19ème siècle jusqu’à la découverte de la structure fine des atomes vers la fin de ce siècle. b) Deuxième période allant de la découverte de l’électron jusqu’à l’avènement de la mécanique ondulatoire et couvrant les deux premières décades du 20ème siècle. c) Troisième période, celle où se sont élaborées définitivement les théories d’aujourd’hui en vigueur commençant à la découverte du caractère ondulatoire de la matière
Le visage sur l’oreiller
Avez-vous réussi
Lentement à l'oublier
Sentez-vous son parfum chaque nuit
Il faudra composer
Avec nos histoires anciennes
Elle portait des jupes plissées
Il attrapait deux angines par semaine
Lalalalalala
(Extrait lu par Charlotte Carrington) « Charlotte, cette nuit, je me suis souvenu de la manière dont se sont séparés les Smiths après l’album Strange Ways Here We Come en 87. Il y avait juste écrit en travers d’une page du Melody Maker : « Johnny Marr est parti, les Smiths s’arrêtent ». J’avais pensé à l’époque qu’il serait difficile de formuler une séparation mieux que par cette phrase là : « Johnny Marr est parti ». Je m’en vais ce soir et j’aime l’idée que nous nous séparons comme les Smiths, que ce sera écrit en grand après-demain, dans le Melody Maker et que cela nous fera pleurer à deux endroits différents. »
Avant ce soir
Avant ce soir
Avant...
ce soir
(*) Notons que le titre de ce roman du Club des Cinq n'existe pas. En revanche, dans la série des "Michel", il y a bien "Michel mène l'enquête".
22 décembre 2006
La "bûcheron" de Noël
En lisant vos commentaires ici, je ne peux résister au plaisir de vous diriger vers cet article amusant consacré à la fameuse "chemise bûcheron". Mais sachez, chers amis lecteurs, que malgré vos gentilles moqueries, ce vêtement à carreaux que l'on assimile plutôt au fans de Nirvana, aux gens du terroir ou aux glandeurs qui ont la flemme de s'habiller, sera incontournable cette saison!
Les médias sont unanimes quant à l'avenir tendance de la "canadienne" qui semble détrôner l'"écossaise" de 2006.
Voici par exemple, mesdemoiselles, ce que dit ELLE sur son site:
On ignore si l'hiver sera rude, mais on est sûres que porter une chemise de bûcheron fera partie des bests de cette saison. Les People s'y collent déjà. Ce qu'il faut retenir ? Que les carreaux ne supportent aucun mélange d'imprimés. Donc, avec la chemise, ce sera jean (cf. Liv Tyler et Kirsten Dunst), voire legging noir (Mary Kate Olsen) et c'est tout !Qu'il ne faut pas féminiser la chemise à tout prix, au risque de faire décalé-raté (on est pas fan de la ceinture sur Mary Kate). On préfère le "low profile" de Liv et de Kirsten.
Photos à l'appui:
Chez les hommes, même topo! Sur Les Echos.fr, on constate la déferlante hivernale qui passe par toutes les marques,
de Monoprix à Paul Smith. Que ce soit Mike Delfino, personnage sexy de la série Desperate Housewives ou José Bové, personnage nettement moins sexy, ils seront dans le move cette année!
Vincent Delerm n'est pas en reste et nous a tous mis sur le carreau, prenant tout le monde de vitesse, fièrement revêtu depuis la rentrée 2006 de cette chemise rouge et blanche qu'il ne semble plus quitter: portée classieusement discrète sous un col en V dans l'émission SODA (1), plus franchement ostentatoire sur la chaîne Direct8 (2), ou carrément nonchalante lors du concert d'Holden le 19 décembre (3), on la voyait comme un vulgaire chiffon alors qu'elle était en fait un étendard!
Ce n'est pas la première fois que Delerm se voit devenir précurseur en matière de mode. Il a déjà été l'un des pionniers
dans le port de ces tee-shirts marins aux couleurs inattendues que tout le monde a adopté cet automne, chez les filles comme chez les garçons.
Vincent, sous ses airs de ne pas y toucher, serait-il un fashion addict qui s'ignore?
Alors, simples mortels, êtes-vous prêts vous aussi à vous tenir à carreau?
21 décembre 2006
Visite éclair chez Holden (photos)
Comme promis voici un lien menant aux différentes photos des artistes présents au concert d'Holden le 19 décembre.
Je vous livre ici les deux clichés du principal intéressé de ce blog et vous laisse apprécier la béatitude son expression...
20 décembre 2006
Visite éclair chez Holden
Comment remplir la salle de la Cigale pour une date quand on est un groupe au succès d’estime ?
1) distribuez un bon paquet d’invitations aux copains, aux copains des copains, aux familles de tous les artistes présents sur scène (premières parties comprises).
2) Organisez deux trois concours Internet du style : « Youpi ! Gagnez des invitations pour le concert exclusif d’Holden à la Cigale ! »
3) Rajoutez la grosse poignée de fans qui ont payé pour aller voir le spectacle. (Il paraît d’ailleurs qu’Holden cartonne dans certains pays étrangers).
4) Et pour finir, si vous voulez attirer quelques gogos (dont je fais honteusement partie), annoncez que des invités de renom parsèmeront le concert, en l’occurrence, JP Nataf, Bertrand Belin, Albin de la Simone, Jeanne Cherhal et…Vincent Delerm.
Je ne sais pas ce qu’il m’a pris le 19 décembre à 18h, de ressortir pour aller voir Holden, de ma part c’était une erreur…enfin, non, pas tant que ça, mais disons que ce qui j’y ai vu ne correspond pas trop aux univers musicaux que j’affectionne.
Je vais essayer de faire court (mais je vous avertis déjà que je n’y parviendrai pas) pour les deux longues premières parties dont j’ai eu tant de mal à récupérer les noms sur Google: alors que la salle n’était encore qu’à moitié vide (ou à moitié pleine, c’est comme vous voulez), le groupe Diving with Andy (enfin, je crois que c’est un groupe, à moins que la chanteuse ne s’appelle Diving et son guitariste Andy…hum…) est arrivé sur scène. Mais qu’est-ce qu’elles ont toutes, les nouvelles chanteuses, à faire des gestes bizarres avec leurs mains et à prendre des airs un peu illuminés comme si elles étaient contentes mais qu’elles ne voulaient pas nous dire pourquoi ? Vous vous souvenez de cette émission pour enfants malentendants « Mes mains ont la parole » ? Bref ! Faut arrêter d’essayer d’imiter Björk, les filles ! Du reste, la jeune femme chantait bien, en anglais...façon pop guitares planante américaine entre Catpower et Keren Ann…
La deuxième première partie (vous suivez ?), c’était bel et bien Tcheky Karyo himself ! Enfin, là je fais ma maligne mais hier, je ne savais pas qui c’était. Je devrais aller plus souvent au cinéma. Enfin, je l’ai trouvé un peu particulier lui aussi ; une drôle de façon de bouger des hanches, presque indécente, les fringues de scène piquées à Delerm, une gestuelle là aussi exagérée, et puis des textes inoubliables tels que «Elle glisse sur les colères des foules / Elle est comme une liane qui s’enroule » Ceci étant, sa motivation et son plaisir m’ont tout de même touchée. Il a une jolie voix, d'excellents musiciens, on sent qu’il a bossé et puis surtout il a chanté Strange Fruit de Billie Holiday alors rien que pour ça, je dis « Merci »…
Est arrivée enfin la bande à Holden, nom sans doute emprunté au personnage de J.D Salinger, Holden Caulfield, cet adolescent américain qui, bien des années avant Cali, se demandait où vont les canards, en hiver, quand leur lac est gelé. Très sympathiques, ces gens. Jolie rousse agréable, Armelle Pioline a poursuivi dans le thème du tennis en arborant une magnifique robe noire façon Venus Williams, « au raz des pâquerettes », pourrait-on dire, agrémentée de chaussettes hautes à pois. Et ben ça lui allait bien figurez-vous ! Son compagnon de toujours, Mocke (mais qui en réalité s’appelle Dominique Deprêt aheuuuh frimeuuur !!! ) l’accompagnait à la guitare électrique avec sa gueule à jouer dans la série Sous le soleil, genre: « Regardez comme je suis beau et cool et comme je mets des chemises bariolées ».
Autant le dire tout de suite, Holden, ce n’est pas ma tasse de thé. Trop de guitare, des textes qui n’ont pas réussi à me toucher et encore, quand j’arrivais à les comprendre. Pas facile quand on n’a pas les albums.
« Tes mots comme tes gestes, Tes idées comme le reste Sont un art qui ne me touche pas » dit Armelle dans sa chanson L’Essentiel. Cela résume bien ce que je ressentais hier soir.
Je me demande d’ailleurs ce qu’est venu faire Vincent dans cette histoire. La chanteuse d’Holden, si je me souviens bien, avait précédemment expliqué dans une interview qu’elle ne se sentait pas du tout proche de la musique de Delerm. Je le soupçonne d’avoir voulu faire plaisir à son ami Albin de la Simone, qui, lui, (dans son costume en velours couleurs fesse de bébé) était comme un poisson dans l’eau auprès de ses copains du groupe.
JP Nataf, Jeanne Cherhal et Bertrand Belin se sont donc, comme le promettait la pub, succédés au micro pour des duos rapides et sans réel intérêt si ce n'est celui de les apercevoir. Jeanne et Vincent, surtout, ne semblaient pas spécialement à l’aise et n’ont pas réellement brillé de leur présence. Delerm, comme souvent pendant ce genre de prestation, a été plutôt « moyen », arrivé pourtant au moment des rappels, en super guest star de la soirée, comme la cerise (un peu défraîchie) sur le gâteau. N’ayant pas répété la chanson (allez savoir pourquoi) il a ânonné sa partie de « En Septembre » (je crois), les mains dans les poches de son jean presque aussi mou que lui, revêtu d’une chemise à carreaux rouges et blancs froissée (remarquez, il paraît que c’est la mode), perdu dans les éclairages plus que tamisés qui ont empêché toute tentative de photo décente. (Moi et mes problèmes de photos, je devrais faire un blog spécial, je vous jure !)
En d’autres termes, ceux qui s’arrachent les cheveux devant leur écran on pleurant «J’ai raté ça !!!! », n’ont pas raté grand-chose si ce n’est la chanson finale très sympa où Nataf et Simone se sont joints au groupe. A moins que vous n’aimiez Holden, parce que là, effectivement, vous avez raté quelque chose !
Guettez cette chronique, il se pourrait que quelques images viennent illustrer mes propos, car il y avait tant de photographes hier soir que j'ai bien cru qu'on était à la Cérémonie des Césars et que Deneuve, Depardieu et Vanessa Paradis allaient arriver avec leur petite statuette dorée.
18 décembre 2006
Vincent répond à Ushuaia
Il est rare que je copie-colle des interviews, mais cette fois, je vous soumets un article tiré du site Ushuaia parce qu'il comporte quelques infos inédites, au milieu d'autres plus communes. C'est toujours intéressant de connaître l'avis de Vincent sur les voyages, lui que beaucoup imaginent souvent casanier et plutôt attiré par les pays froids.
"La mesure de l’homme
Vincent Delerm
Après la tournée de son deuxième album et une salve violente de critiques aigres, il a hésité à continuer. Vincent Delerm s’est demandé s’il asumerait plus tard que ses futurs enfants entendent à l’école "ton père il ne hante pas, il vomit". C’est en partant au Mexique avec sa compagne qu’il a pu mettre les choses à plat. "Partir permet de provoquer une cassure, de remettre sa situation en perspectiveé admet le trentenaire. Dans l’avion du retour, comme par magie, il écrit le texte d’une chanson qui donne son titre à un troisième album : Les Piqûres d’araignée.
« Tu es cerné par le paysage. Tu lui appartiens, il fait de toi ce qu’il veut » Et pour enregistrer son opus, il quitte à nouveau la France, pour la Suède, un pays avec lequel les liens sont anciens. « Mes parents étaient fans d’un courant de peintres suédois qui cherchaient le bonheur jusqu’à en devenir fous. J’ai baigné dans cette culture-là, petit », raconte Vincent Delerm, qui n’a pas craint de s’exiler dans une contrée âpre. Installé dans une ferme retapée à une heure de Malmeu, l’artiste a plongé dans un bain de nature. « Là-bas, tu es cerné par le paysage. Tu lui appartiens, il fait de toi ce qu’il veut. L’environnement est si hostile que tu comprends l’importance du bois blond. »
Son album, il le dit « solaire » parce qu’il a su assécher son écriture, la rendre simple. Ses images, plus directes, se passent de ces références culturelles qu’on lui a tant reprochées. Une modération à son image... d’honnête homme. Parce que son truc à lui, c’est d’être comme les autres, ni plus ni moins. Vincent Delerm a beau fréquenter les zoos avec assiduité, c’est la matière humaine qui l’intéresse. Ses chansons sont autant de tableaux anthropologiques qui évaluent la place de l’homme dans le monde. Et son rôle vis-à-vis de sa planète : « Le problème, c’est qu’on a beau annoncer le réchauffement climatique, pour les gens, cela demeure abstrait ; ils se disent qu’ils ont le temps. » Mais à son échelle, il agit. Quand on l’interroge sur l’écologie, la réponse fuse : « Bien sûr que l’écologie m’intéresse, je suis bobo ! Je fais le tri sélectif des poubelles et je roule à vélo ! » n -Sophie Blandinières
Actualité : Album Les Piqûres d’araignée, Tôt ou Tard/Warner. En décembre en concert à La Cigale, à Paris.
Le plus beau voyage ? Le Mexique. Il était improbable que je puisse voyager aussi loin. J’ai adoré Oaxaca. J’ai fait des photos et j’ai failli en tirer un livre.
L’endroit préféré ? Il varie avec l’humeur. J’aime beaucoup le parc de la Tête-d’or à Lyon. C’est un endroit où je suis souvent allé écrire. Le parc a un petit côté new-yorkais : on voit des buildings qui dépassent. Au milieu, il y a un lac où l’on peut faire du pédalo.
Un moment inoubliable ? Les gens me reconnaissent plus à l’étranger. Ils sont plus attentifs. Un jour, en Italie, je dansais sur une place pour faire marrer les potes avec lesquels j’étais. On est venu me demander un autographe. La honte !
Le plus beau paysage ? À Vallarum, en Suède, là où on a enregistré l’album. En deux semaines, on est passés d’un mètre de neige à un soleil éclatant. Où que tu regardes, tu as un paysage.
Sophie Blandinières"
15 décembre 2006
Vincent chez Babar (01/05/06)
En farfouillant sur le net, j'ai trouvé un blog consacré à Cali présentant les photos d'un concert de Benabar au festival de Bourges. Que du beau monde pendant ce show, dont un certain Vincent...Delettre...Delorme...enfin, je sais plus trop.
Voici deux photos pour ceux qui ne seraient pas encore tombés dessus en flânant sur Google Image. Cliquez sur la photo pour la voir en plus grand.) Par contre, je ne sais pas ce qu'ils ont chanté...Bon Anniversaire...sans doute, comme c'était les trente ans du festival de Bourges et que Benabar et Delerm avaient déjà interprété cette chanson lors d'un concert radio.
13 décembre 2006
Photos et videos chez Eliz
De très jolies photos et deux videos (dont Les Filles de 1976 et le fabuleux épisode sur Mathile Lerute aujourd'hui entré dans les annales) sur la page myspace d'Eliz. C'était le concert à la Cigale qui accueillait Philippe Katerine, son poulet et Franck Monnet.
A très bientôt pour de nouvelles aventures delermiennes!
Je ne sais plus à qui j'ai piqué cette photo...désolée. Peut-être à Vindel...
12 décembre 2006
Photos et vidéos de la "Dernière"
Pour ceux qui ne connaissent pas, voici un lien menant au "Forum Noir" où, entre un débat houleux sur l'utilisation des flashs pendant les concerts et quelques commentaires de la soirée, vous trouverez, au fil des pages, quelques vidéos d'amateurs et des photos plutôt sympas.
10 décembre 2006
Cigale: c'était la dernière séance...
Cigale, 9 décembre, 20h. La voix de Vincent s’élève dans les haut-parleurs annonçant l’arrivée de l’artiste assurant la première partie. « C’est un artiste que j’aime bien alors soyez très chaleureux avec lui ». Il est vrai que devant le grand rideau rouge, un grand clavier noir trônait. J’avais pensé à Emily Loizeau, à Albin de la Simone, mais aussi à Vincent, un petit peu, me rappelant que la chanteuse Juliette avait déjà fait ses propres premières parties en interprétant ses anciens morceaux en piano-voix, mais je m’étais dit « Non, ce n’est pas possible. »
Et pourtant, et pourtant…
C’est un Vincent Delerm en tenue de ville et lunettes sur le nez qui est apparu comme un jeune débutant devant le rideau. Tonnerre d’applaudissements et une série de chansons qui nous a catapultés vers une époque dont nous sommes tellement nostalgiques : celle du premier album.
N’écoutant que mon devoir de grande bloggueuse que rien n’arrête, j’ai griffonné la tracklist au dos d’une facturette de Franprix :
- Les Assiettes
- La véranda
- Harlem Désir (oui, assez récente celle-ci.)
- Puissance 4
- L’Appartement
- Les Derniers Jours de Mai (figurant sur une compile contre le Sida datant de 2004)
- Salle Pleyel.
Je n’aurais pas craché, pour parler vulgairement, sur Place Clichy ou Les Connaissances que j’affectionne particulièrement mais ne nous plaignons pas, ce moment inattendu a été fort agréable, voire émouvant. On avait même l’impression de retrouver un Delerm aujourd’hui quelque peu disparu.
Pour le reste, concert habituel…une drôle d’ambiance cependant. Un public composé d’incorruptibles enthousiastes ayant vu le spectacle déjà une ou deux fois et de personnes plus traditionnelles, de celles qui se demandent pourquoi tant de rappels, et qui se taillent avec leur manteau dès les dernières mesures de Natation Synchronisée.
En ce qui concerne les invités surprise, sujet qui intéresse la plupart d’entre vous, nous nous attendions à quelque chose de beaucoup plus impressionnant. Au lieu de cela, Vincent a laissé jouer ses musiciens tout seuls sur un morceau de Charles Trenet dont je n’ai pas reconnu le titre. Un très beau moment de jazz, avec un Ibrahim Maalouf divin au piano. Pas de Red Legs, donc, comme je l’avais vaguement prédit-espéré mais en revanche, Albin de la Simone et Jeanne Cherhal venus partager une chanson d’Anne Sylvestre dont là encore le titre me fait défaut et qui, une fois de plus, n’était pas des plus efficaces pour vous donner la pêche. Rien de bien délirant, donc, si ce n’est le pantalon écossais d’Albin et la sublime robe jaune et noire de Jeanne. Je n’ai pas trop écouté ce trio pour tout dire, trop occupée à essayer de prendre quelques malheureux clichés avec un pauvre appareil photo jetable acheté au Monop' du coin, ayant délaissé, comme vous le savez, mon désastreux numérique juste bon à prendre des sujets totalement immobiles en plein soleil. Je vous dirai ce qu’il en est quand je les aurai fait développées pour la modique somme de 25 euros (c’est là où l’on se rend compte que le numérique, rapide et presque gratuit, comporte des avantages non négligeables.). En attendant, j’en connais certains qui ont « flashé » comme des bêtes et j’espère pouvoir vous faire part de liens intéressants très bientôt.
Un "vrai" rappel obtenu à la force du poignet et des cordes vocales: Châtenay Malabry.
Voilà. La Cigale, c’est fini.
C’était bien…
Message perso: Je remercie I., A. et C. pour le chocolat et les cookies et puis tous les autres qui se reconnaîtront pour leur bonne humeur et leurs blagues de file d'attente.
08 décembre 2006
Olympia 2007
Placardées sur les murs du métro, des affiches annoncent:
VINCENT DELERM A L'OLYMPIA (Paris)
du 30 mai au 1er juin 2007
Voici donc trois séances de rattrapage pour les petits étourdis qui n'auraient pas été à La Cigale. Je ne sais pas si les réservations sont déjà ouvertes. Rien sur le site de l'Olympia pour l'instant ni celui de la Fnac.
[EDIT 12/12/06:] Places en vente à l'Olympia ou sur leur site!
L'aventure ne fait que commencer...










