Cigale, 9 décembre, 20h. La voix de Vincent s’élève dans les haut-parleurs annonçant l’arrivée de l’artiste assurant la première partie. « C’est un artiste que j’aime bien alors soyez très chaleureux avec lui ». Il est vrai que devant le grand rideau rouge, un grand clavier noir trônait. J’avais pensé à Emily Loizeau, à Albin de la Simone, mais aussi à Vincent, un petit peu, me rappelant que la chanteuse Juliette avait déjà fait ses propres premières parties en interprétant ses anciens morceaux en piano-voix, mais je m’étais dit « Non, ce n’est pas possible. »

   Et pourtant, et pourtant…

   C’est un Vincent Delerm en tenue de ville et lunettes sur le nez qui est apparu comme un jeune débutant devant le rideau. Tonnerre d’applaudissements et une série de chansons qui nous a catapultés vers une époque dont nous sommes tellement nostalgiques : celle du premier album.

    N’écoutant que mon devoir de grande bloggueuse que rien n’arrête, j’ai griffonné la tracklist au dos d’une facturette de Franprix :

    - Les Assiettes

    - La véranda

    - Harlem Désir (oui, assez récente celle-ci.)

    - Puissance 4

    - L’Appartement

    - Les Derniers Jours de Mai (figurant sur une compile contre le Sida datant de 2004)

    - Salle Pleyel.

    Je n’aurais pas craché, pour parler vulgairement, sur Place Clichy ou Les Connaissances que j’affectionne particulièrement mais ne nous plaignons pas, ce moment inattendu a été fort agréable, voire émouvant. On avait même l’impression de retrouver un Delerm aujourd’hui quelque peu disparu.

    Pour le reste, concert habituel…une drôle d’ambiance cependant. Un public composé d’incorruptibles enthousiastes ayant vu le spectacle déjà une ou deux fois et de personnes plus traditionnelles, de celles qui se demandent pourquoi tant de rappels, et qui se taillent avec leur manteau dès les dernières mesures de Natation Synchronisée.

    En ce qui concerne les invités surprise, sujet qui intéresse la plupart d’entre vous, nous nous attendions à quelque chose de beaucoup plus impressionnant. Au lieu de cela, Vincent a laissé jouer ses musiciens tout seuls sur un morceau de Charles Trenet dont je n’ai pas reconnu le titre. Un très beau moment de jazz, avec un Ibrahim Maalouf divin au piano. Pas de Red Legs, donc, comme je l’avais vaguement prédit-espéré mais en revanche, Albin de la Simone et Jeanne Cherhal venus partager une chanson d’Anne Sylvestre dont là encore le titre me fait défaut et qui, une fois de plus, n’était pas des plus efficaces pour vous donner la pêche. Rien de bien délirant, donc, si ce n’est le pantalon écossais d’Albin et la sublime robe jaune et noire de Jeanne. Je n’ai pas trop écouté ce trio pour tout dire, trop occupée à essayer de prendre quelques malheureux clichés avec un pauvre appareil photo jetable acheté au Monop' du coin, ayant délaissé, comme vous le savez, mon désastreux numérique juste bon à prendre des sujets totalement immobiles en plein soleil. Je vous dirai ce qu’il en est quand je les aurai fait développées pour la modique somme de 25 euros (c’est là où l’on se rend compte que le numérique, rapide et presque gratuit, comporte des avantages non négligeables.). En attendant, j’en connais certains qui ont « flashé » comme des bêtes et j’espère pouvoir vous faire part de liens intéressants très bientôt.

   

    Un "vrai" rappel obtenu à la force du poignet et des cordes vocales: Châtenay Malabry. 

   

    Voilà. La Cigale, c’est fini.

    C’était bien…

   

    Message perso: Je remercie I., A. et C. pour le chocolat et les cookies et puis tous les autres qui se reconnaîtront pour leur bonne humeur et leurs blagues de file d'attente.