A la demande d'Antoine, mais aussi parce que je n'ai pas le temps cette semaine d'écrire un article plus long, (ce qui ne sera pas le cas la semaine prochaine puisque je vais "vous savez où"), voici le texte d'une chanson interprétée lors de la tournée 2004-2005. Ambiance douceur pour cette ballade aux paroles un peu abstraites pour une chanson de Vincent Delerm. Cela l'était d'autant plus, qu'à l'époque, nous ne connaissions pas encore l'album Les Piqûres d'Araignée. Cette chanson me fait terriblement penser à "Voici la ville", d'ailleurs, sans doute à cause du thème mais aussi la construction des vers; on pourrait presque chanter le refrain de ce texte sur la musique de la chanson sur Rouen. Pour résumer, l'auteur, au cours de ses promenades, se dit qu'il serait bon de retourner à tel endroit où il n'a pas eu le temps de s'arrêter mais finalement, il n'y retournera jamais. Ces lieux ne verront jamais sa présence, ils demeureront comme des idées, des photos dans un coin de sa tête, ce sont des "adresses immobiles".

J'avais pensé quelques fois

"Tiens il faudrait retenir

Le nom de cet endroit

Il faudra revenir"

Je m'étais dit bien souvent

C'est une adresse à garder

Il faudra essayer ce banc

cet été

Mais dans la ville

Je m'aperçois

Ces adresses immobiles

Je n'y reviendrai pas

Mais dans la ville

Je m'aperçois

Ces journées d'avril

Ce n'était que toi

La pensée m'était venue

C'est un café idéal

Pour parcourir le compte-rendu

d'un 8ème de finale

L'idée m'avait traversé

En t'embrassant sur la place

D'y retourner chaque année

Début mars

Mais dans la ville

Je m'aperçois

Ces adresses immobiles

Je n'y reviendrai pas

Mais dans la ville

Je m'aperçois

Ces journées d'avril

Ce n'était que toi