LA POSITION DES MANGEUSES DE BRUGNON

Voici les paroles d'une chanson interprétée pour la première fois en ouverture des concerts donnés aux Bouffes du Nord en juin 2004. Elle a ensuite figuré dans le spectacle unique au Trianon, où Vincent était l'invité d'honneur de la Nuit des Musiciens en décembre 2005. C'est le type même d'inédites qui s'échangent entre fans avec plus ou moins de difficulté et qui ne seront sans doute jamais enregistrées officiellement. Que dire de cette chanson sinon qu'elle semble annoncer, dans une certaine mesure, "Sépia plein les doigts": certaines choses ne changent pas malgré les apparences. Notons aussi le clin d'oeil au copy-control et à l'ADSL qui fait tant de remous et de débats dans le milieu de la musique. En d'autres termes, dit Vincent, ne nous inquiétons pas, certaines choses merveilleuses ne disparaitront jamais, comme la position si sexy des filles sur les capots brûlants des voitures et dont le jus de brugnon coule dans leur décolleté du mois d'août. Nous frôlons l'érotisme! Cependant, permettez-moi de douter pour rire de la véracité de cette affirmation. Nous ne sommes pas sans savoir que le brugnon, fruit européen, juteux et dont la chair a la particularité d'être attachée au noyau, a bel et bien disparu de nos grandes surfaces, détrôné par la nectarine, fruit de la même famille, créé par les Américains et dont la chair, moins fragile et donc moins juteuse, ne s'abîme pas lors de son transport. "Par conséquent", j'en conclus, au terme de cette analyse des plus profondes que les mangeuses de brugnon sont condamnées à disparaître. Heureusement, il nous reste les pêches...

La position

Des mangeuses de brugnons

Le 14 août

Sur les aires d’autoroute

Un bras ballant

Près des capots brûlants

L’autre occupé

A faire dégouliner

Le fruit gorgé

Ailleurs que sur les pieds

La position

des mangeuses de brugnons

Ne changera pas

J’ai confiance quelle que soit

L’évolution

Des communications

Le control-copy

Internet haut débit

Par conséquent

Calmons-nous calmement

Par conséquent

Calmons-nous calmement …